La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

254 LA nEVUE SOCIALISTE oppositionncll<', nommée cependant à la majorité <lu nomhrn <les , otanf-.:,par :tô J7 .000 Yoix.. nans l'ancien Rcich8tag, 011 em,t, :wec '7'10.000 til1 1ctL'lll''-, les c•ofi'-C'L'Y:ücm·s liures arn,ieut ,t:~1lépuü\s; d les socialistes, avec plus de 800.000, ne comptaient que 11 représentants. Le.:; élections de féVl'ier <lemier ont monfré c1u'on ne saurait escompter intléfiniment les a,yantap:es<l'unepareille lactique, et toute la subtilité géographique du chancelier Mployéc clans la <lèlimitation <les circonscriptions n'a pas empêché les socialistes tlc reycnü· au Rcichsta~ au nombre <le3G. En 1887, ilsaYaient obtenu 703.128 Ruffrages; ils en ont 1.311.887 en 18001 Voici, au reste, à titre de document, la marche suiYie par la prop:ression des voix. socialistes ile 1871 à 1800: 1871. 1874. 1877. 1878. 101.027 YOiX. 351.070 403.477 - 137.158 - 1881. 1884.. 1887.. 1800.. 311.0(H voix G40.000 763.128 1.311.587 Une seule élecl1011générale a mai·qué une légère 1lécrois:a:.ance dam; la marche a"cen,c1antedu socialisme : celle dt> 1881. L'attentat de llocdel et Nobilinp:,imputé aux socialistes par M. de Bismarck, fut la cause de cc recul momentané; mais en 1881, on dépassa les ré!:mltats obtenus en 1878 et, depuis, le prog1·ès des ülées socialistes n'a fait !lue R'acccntuel'. Quelques journaux français ont donné à.entendre que cette progrcs. sion constante du chiffre des voix obtenues ét.ait le résultat d'une coalit.ion do mécontentR s'affirmant sur leR carnli1lats socialisteR, comme en France, cetto catégo1·iod'électeurs s'affl1'mait sur lo nom clu g{•né1·alBoulanger. Certos, les él"ctcurs allemands sont mécontents de l'ordre des choRcséconomique contre lc11uelils mm·chent à }'assaut en ran~s serrés sous le clmpeau <lusocialisme. Mais ces mé~ contents sont iles conscients ayant dûment ailhfré au programme socialiste. Ucla est si vrai, quo les socialistes ont pris clos-..oix à tous les partis- au Centre et aux. progressistes autant qu'au Cartel. ABol'lin, ils ont battu les 1n·og1·cssist0sau premier tour cluscrutin et ceu-x.-cin'ont été élu", au second lour, que par l'ap1)oint iles consC'r\'a• tours. Dans les YillcsrluRhin, il.Mayence, à Cologne, itAix-larChapclle, fiofs du parti catholique, réputés acquis Msormais au Centre, ilRont sérieusement entamé les candi1lats de M. Windhor:a:.t.Il n'est pas jusqu'en Als;ice-Lorraine, où un carnfülat socialiste a battu un candidat protestataire. On a <litqu'à Strasbourg, les 4.000 yoix de Bebel étaient clos Yoix ile protestation. Sans doute, les Alsaciens restés Français de cœur pouvaient voter en toute sûreté de conscience patriotique pour celui qui avait combattu ~':ec ta.nt d8 courage leur

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