248 LA REVUE SOCIALISTE venteur n'avait pas les moyens d'exploiter son in-vention (lisez : ses semblables è. l'aide de son invention). Or, de nos jours, où les perfectionnements industriels les plus remarquables sont effectués, surtout dans les grandes usines, l'inventeur tend de plus en plus à devenir un salarié, un fonctionnaire de l'usine, travaillant à la perfection des modèles, des machines, etc. Que M. Secrétan visite nos grands ateliers des compagnies de chemin de fer, par exemple. Les ingénieurs, dans leurs bureaux, sont des fonctionnaires préposés à l'étude des moyens de perfectionnement mécaniques. C'est leur fonction. Pourquoi ne la rempliraient-ils pas de même en régime socialiste? Le temps nous fait défaut pour pousser plus loin cette analyse. M. Secrétan préconise surtout la participation aux bénéfices, l'épargne personnelle et la culture intellectuelle et mol'ale des classes ouvrières-pour obtenir l'affranchissement du pl'olétariat. Un chapitre important est consacré à l'établissement d'une journée normale, dont il voudrait voir les gouvernements prendre l'initiative législative. En somme, un tel livl'e, comme nous le disiorni en commençant, présente un grand intérêt. D'abord, malgré les vivacités de langage signalées plus haut et qui s'adressent surtout aux idées, non aux hommes qui lo:1professent, il est animé d'un grand souffle de générosité sociale; ensuite, il est un signe de la place de plus en plus importante acquise aux problèmes sociaux, même dans les milieux les plus l'éfractaires à toute réforme sociale. C'est pourquoi nous avons cru devoir le signalai' particulièrement à nos lecteurs. Gustave RouANET. Le JJfrecteur-G-érant: Benoît MALON. , Paris. _; Typ. A. DAVY, 52, rue Madame.
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