224 LA REVUE SOCIALISTE II A la 1·éunionfle Neuilly, M. le marquis de Morès a dit que les antisèmites Youdraient réconciliei· tous les F1·ançais ; voir marche1· la main rlans la main les Jils <leceux qui se sont battus à Crécy, à Poitiers et à Azincourt avec les soldats rle Valmy, cleJemmapes et de ,vaterloo. Les som·eni1's inyoqués par M. le marquis de Morès n'étaient pas heurAux.A Crécy, à Poitiers et à Azincourt, l'aristocratie française ne sut pas défendre la patrie que surent sauYer les enfants du peuple à Valmy et à Jemmapes; bien que les armées <lel'Europe coafo,ée fussent renforcées des descendants des Yaincus ,le Poitiers et d'Azincomt. A ,vaterloo, où les Français succombèrent sous le nombre, la coalition fut Yictorieuse et elle ramena dam, les fourgons de l'im·asion les débris <le l'aemée de Condé, ayec un Juif qui synthétise à cette heure, pour les antisémites, le gros de l'armée cont1·elaquelle ils sont partis en guerre. La toute-puissance du capitalisme juif date, en effet, de 1815, et non tle 1870, ainsi que semblent l'a-roir oublié les jeunes aristocrates qui, comme le cluc d'Uzès, le <lue cleLuynes, etc., applaudissent si fort les tirades de Drumont contre la juiYerie républicaine. La bataille <leWaterloo fut le point de départ des colossales spéculations de M. de Rothschild; c'est à la suite des alliés, qu'émigl'és et financiers pènétrPrent en conquérants sur le sol français. C'est sue les 1·uines de la patrie, que les uns et les autres se pai·tagèrent les dépouilles de la F1·ance yaincue : Rotschild prit la banque et la noblesse le pouvoir. L'aristocratie est donc bien mal Yenne aujolll'- d'hui à reprocher à la République de subir une puissance qui date de son retour et des désastres que cc retour provoqua. De 1813 à 1870 et même 1878, date de l'avènement dèfinitif des républicains au pouYoir,le capitalisme sémite-ou :M. de Rothschild, puisque c'est lui qui concrète la domination juiYe. n'a cessé d'être le protégé du pouYoil'. Tous les gom·ernements qui se sont succédé depuis ont lin'é, lambeau par lambeau, à la finance juÏYe, la fortune de la France. Cependant, à cette époque, les financiers et surtout les financiers juifs n'ayaient pas acquis la force redoutable qu'ils exercent aujom•d'hui. Le gouvernerr.ent de la Restauration, le gouvernement de Juillet et l'Empire auraient donc pu, plus facilement que la République, empêcher l'extension de leur puissance. Or la Restauration fit de M. de Rothschild, consul général de l'Autriche catholique <>t féo<lale,son banquier et le constructeur de ses canaux. Le gouyernement <ltlJuillet lui continua son haut"patronage et même lui sac1·ifia l'infol'tunè et généreux Laffite, a qui la famille des
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