La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

90 LA. REVUE SOCIALISTE Nous concluons donc ici comme sur les antres 11arties a l'égalité sociale rlPs cleux.sexes, non pm"cequp cettP égalité est le juste fait de l'égalité physique, de l'égalité intellectuelle et clel'égalité morale, puis qu'en ...-éritéla femme n'est pas plusl'(•l!alPdP l'homme phJ siquerneni que celui-ci ne l'est moralement cle la femme; mais pa1·ce qu'il y a cles infériorité. et des supériorit6s cli...-crsesdanf; chaque sexe et que les unes et les autres s'équilihrent. Il y a équiYalence clans les facultés, clans les fonctions. L'égalit<: 11 'implic1ue pas la confcll'!nité absolue, la yaleur exacte de choses semblables. Or, l'égalité sociale des d<'UX sexes r1ni, ayant le déYeloppement de l'industrie, le perfectionnement dn machinism0 ne pouYnit exister (l) puisque le p1·oduit du tL'aYail était à peu pi·ès 011raison d<' la force musculaire clt'penséc, est logique. actuellement, aYcc l'(•tat <le l'irnlustrie moderne qui p0rm0t. a la femme cle pl'Odui1·0 an'c autant de facilité presque autant que l'homme. Les Saint-Simoniens l'on dit ayec rnison, l'égalité sociale des deux. sexes est cléduile, non de la similitude, mais <le l'éc1ui...-al0nce de leurs atü·ibuts psychologiques. L'homme et la femme <1oi...-0nt être placés au même rang, non comme possédant les mêmes facultés, mais comme complémentaires l'un cle l'autre, comme également nécessaires à l'un et à l'autre, comme également incapables d'atteindre l\m sans l'autre leur ,Jestination. Nous pensons que l'égalité sociale des sexes, que l'harmonie sociale doit clé1•iyerde la diYer!'-ité des aptitudes, et des facultés diverses. Lor. que nous disons que les cleux sexes sont sociale1110nt égaux, cela ne Yeut pas clir0 qu'ils ont. les rnènws désirs, les m<'.•rnes aptitudes, les mêmes besoins et les mêmes facultés, mais que les supério1·ités cl'un sexe effacent ses infél'iorités. ous concluo11sclone en nous basant ur réquiYalence qui résulte des in(friorités et des supério1·Hés <liverses <les deux sexc->s,ainsi que sur leurs div01·ses aptit.ucles, leUl's multiples faculté-: qui sont à l'un comme à l'autre complémentaires pour la vie sociale, â i' égalïté sociale des deux sexes. IV. - DES DIYERSES CONSÉQUENCES DE L'INÉGALIT~ ET DE L'ÉGALITÉ DES $EXES. Il e. t naturel cle pensel' que les cons(lquenc0s 1ihysiques, intellectuelles, morales et social0s cl'u11esocieté tians laquelle les 1kux sex0s, les deux. incli...-iclus,homme et femme, sont égnux,c'est-à-clire ont des d!'oits et des clcrnirs ùe mème valeur,jouissent de toute leur (1) En ne tenant compte bien entendu, que du rapport industriel, puisque c'est la fonction 11ocialequi entretient toutes les autres.

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