• 67ü LA HEVüE SOCI.\LISTE « très développé » . .._ Leur retour paraît être une des conditions du « développement de la grande industrie ». En d'autres termes, elles sont le produit. de notre organisation économique. « Elles se renou- « vellent, dit-il, avec une telle constance, avec une telle régularité « qu'il faut bien en prendre son parti »... Il montre ensuite, par un historique succinct, qu'une grande crise ne saurait se produire à l'état local, dans un seul pays, sans s'étendre à torts les autres pays à« commerce développé n, ou à grande production, l'identité d'organisation économique établissant entre les peuples une étroite solidarité dans les phénomènes de production. « Les symptômes généraux, avant-coureurs infaillibfos des crises qu'il a relevés, sont : « Une grande prospérité ... , les entreprises et. « les spéculations de tous genres; la hausse du prix de tous lea prou duits, des terres, des maisons... la hausse des fonds publics, la « demande des ouvriers, la hausse des salaires, la baisse des « intérêts. >) « Le maximum du prix des blés, dit-il encore, précède « toujours une crise ... D'après l'examen seul des escomptes et du « prix des céréales, on peut se rendre compte de la proximité ou de « réloignement d'une crise ».M. Juglar, en effet, a observé dans de nombreux tableaux comparatifs, le prix des céréales, les taux de l'escompte des banques de France et des pays étrangers, etc. Tous ces divers symptômes, pour la période 1800-1861, sont entre eux d\me concordance parfaite ,:. Karl Marx, dacts son Manifeste des communistes (1847),signalait déjà cette contradiction, cette ironie des choses économiques, qui crée artificiellement la misère au sein de l'abondance. « La société bourgeoise, disait-il, qui a mis en mouvement d~ si puissants moyens de production et d'échange ressemble à ces magiciens qui ne savaient plus dominer les puissances infernales qu'ils ayaient évoquées. Depuis trente ans, au moins, l'histoire de l'industrie et du commerce n'est que l'histoire de la révolte des forces productrices contre les rapports de production modernes, contre les rapports de propriété qui sont les conditions d'existence de la bourgeoisie et de sa suprématie. Il suffit de mentionner les crises commerciales qui, par leur retour périodique, mettent de plus en plus en question l'existence de la société bourgeoise. Chaque crise détruit régulièrement, non seulement une masse de produits déjà créés, mais encore une grande partie des forces productrices elles-mêmes. Une épidémie s'abat sur la société qui, aux époques précédentes, eût semblé un paradoxe, c'est l'épidémie de la surproduction. La société se trouve subitement rejetée dans un état de barbarie momentanée : on dirait qu'une famine, qu'une guerre d'extermination lui enlève tous ses moyens de vie : l'industrie et le commerce semblent armihilés. - Et.,pourquoi ? - Parce que la société a trop de civi-
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