GGG LA l\1!:VUE SOCl,\LISTE c) Rcnd1·e l'instruction également acces~ible à tous. d) ConscrYcr autour· de la commune un terrain suffisant pout· nou1·1·irles familles qui l'habitent. e) Uni1· au moins mille personnes afln que chacun t1•ayaillaut selon ses forces et ·es facultés, consommant selon ses besoins, il s'établisse sui' un 1101r1bresuffisunt tl'i11diYidusune moyenne cle consomma.tioh qui ne dépasse pas les ressources communes, et qu'il résulte d'uri kavail collectif une somme de produits qui rende cette moyemie tüJoJidante. f) e concé<ler au talent d'autres privilèges que celui de diriger los tl'Axa.ux dans l'intérêt corriniu1i, et no tenii· compte que des besoins et non de la capacité dans la répartition des produits. Politiquement la nation est divisée en provinces, fribus 0t familles; l'éducat,on est comtnune, tout expérimentale, sans intervention de la diYinlté, et profc~sionllellc a partil' de l'élge ile dix an~. Mal'iago de qltinze à clix-hnit ans, obligatoire et indissoluble pour dix ans; après, le rliYorce est permis. Les mcires allaitent leurs enfants, qui resteJü <lans la fartiille, jusqu'a l'àgo de cinq ans. Apt·ès cèt âgé, ils sont élevés en commun los sexes étant sépttrés. Repos public tous les cinq jours ot fêtes publiques nombreuses. Formation d'armées agricoles et industrielles pom· les gl'ands tl'ayaux <l'utilité publique. L'organisation politiq'.le du Code de la Nature est fédéraliste; elle flérivo d'un€!Cétlél'atio11des familles pour constitue!' la tribu, des tribus polir constitlim· la proYince, des proYinccs pour constituer la nation, d'où logiquement fétlération des nations pour constituerl'humanité (1). Chacün sera chef rlc famille a son tour, chàque famille élira à. son tour lo chef tle tribu, de mémo chaque tribu élira a son tom· le chet do province cl, Lousles chefs de ptoYince seront sénateurs (conseillers supri>mes) à tour de rôle. En passant, pressé par l'espace, la partie critique du Code de la Nature, on en a négligé le côté le plus saisissant. Par sa façon de stigmatiset· la fausse morale coul'ante, lns préjugés et les abus régnants, Mol'clly a C('l'tainement préparé Fourier. Il a fallu a.ussi négliger toüte la partie philosophique, qui est la pai'tio la plüs 1·emarquab1e de l'œu-vre de Morelly, puisqu'elle llti valut le suffra~c rlc hommes les plus éclairés <leson temps (2). (1) Parmi les réformes d'ordre secondaire (ti'lt>pnombreuses pour étre {mum{n•éesici), nous remarquons celle-ci : établissement du système décimal, qui devait, trente aos plus ta1·d (4 Messidor an VII), être adopté par le Corps législatif, sur là pl'oposition de Bertl:!olet, Lagrange, Brisson, Borda et Prony. (2) Morelly, toujou·rs p1·écédant Fou1·ier qui ne le cita jamais, - qua nd
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