LE MOUVEME_NT SOClAL EN FRANCE ET A L'ÉTRANGEll 63\) hypothécaire des caisses d'épargne ou en se livrant aux serres Lerribles des vampires qui se sont installés dans tous les villages et n'en peuvent plus être dénichés. « La récolte manquée cette année est pour le sol hongrois le signal d'une terrible marcha en avant dans le chemin de l'abîme. « Les Juifs des marchés de grains, les Juifs de la presse sont b·en venus à se lamenter de la mauvaise récolte! Ils spéculent en conséquence. Leurs magasins de dépôts rego1·gent des grains qu'ils y ont accu mulés dans les années précédentes, comme le fils prudent de Jacob, leur ancêtre en Egypte. Ils peuvent attendre 1 « Quant au cultivateur, lui, il ne peut pas attendre, parce qu'il est harcelé par le Juif et par l'argent du fisc. Il enfonce de plus en plus dans l'abîmejusqu'à ce qu'il soit englouti . . « C'est avec terreur que le pa~riote doit envisager l'appauv!'issement croissant des campagnes. Chassée de sa maison et de son patrimoine héréditaire, la portion la plus saine, la plus honnête, la plus laborieuse de la nation, se change en une race de vagabonds et va chercher eu masse au-delà des mers une nouvelle patrie. L'Etat peut porter à ses frontièl'eS autant de genda1·mes qu'il veut, il ne saurait arrêter ces multitudes dégoûtées de la patrie. Dans un temps rapproché nos plus fe1'tiles régions se dépeupleront et s'appauvriront. Que celui qui en doute j~tte un regard sur les registres du cadastre et il s·en convaincra promptement. « Au0un dicton n;est plus juste et plus actuel que celui-ci : << Quand le paysan << a de l'argent, tout le monde eu a; quand le paysan n'en a pas, personne « n'en a. » « Que l'Etat, qui, par ses mauvaises lois et ses errements administratifs, est plus que tout responsable de la détresse de l'agriculture, se préoccupe au moins de l'atténuer dans une certaine mesure, sïl ne peut lui venir en aide. Il a cette année, fait pour des millions de dettes nouvelles pou!' fournir du travail et des bénéfices à la Bourse. Qu'il en fasse pom· quelques millions de plus, afin d'accorder celte année des remises d'impôts à la terre. C'est plus nécessaire que toutes les conversions et tous les amortissements. » ITALIE UN FAIT ÉCONOMIQUE. - Dans une série d'articles sur les Faits èconom,iqueset le mouvement social en Italie, M. Claudio Jan.net signale dans le Correspondant ce fait. curieux qu'à Naples l'ouvrier paie un droit de dépôt à l'usmier qui lui garde les 20 ou 25 lires qu'il met de côté pour les dépenser le jour de sa fète. Cet ouv1·ie1· trouve tout naturel d'emprunter au même personnage quand il a besoin d'une avance, à raison d'un sou par fmnc par semaine. Dans la Basilicate l'intérêt ordinaire est de 2, 3 et jusqu'à 5 OrO par mois. PROPAGANDE SOCIALISTE. -La propagande socialiste continue sa marche ascendante. Non seulement dans les villes on tient des con• fé1·ences plus ou moins publiques pour inculquer aux ouvriers le principe de coalition· contre le capital, mais des propagandistes connus de Côme, <leLecco et de Varese parcourent les campagnes, surtout les jours de fête, et tiennent des discours socialistes en plein
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