600 LA REVUE SOCIALISTE approprié a ses besoins et a ses facultés, ~t de plus aideront les autres groupes placés en situation semblable a éviter les formes nuisibles et à adopter d'emblée celles qui auront été reconnues les plus avantageuses. Passons maintenant à la liberté de législation, de réglémentation et d'administration courante. § 2. - c) La liberté de législation ou de réglementation, et d'administration courante. - Aujourd'hui, toutes nos lois sont faites pour la Franco entière, et il faut, bon gré mal gré, que tous les habitants de toutes les parties du territoire national s'y·soumettent et s'y accommodent. Sans aucun clouteles lois qui règlent les grands services nationaux, celles encore qui assurent le respect clesdroits et l'accomplissement des <1eYoirsdes citoyens doiyent être générales et s'appliquer également au nord et au midi, à l'est, à l' oue. t et au centre, et jusqu'aux moindres bourgades et villages. Mais il y a en France certaines parties qui ont des intérèts spéciaux, il y a des provinces, des départements, des villes où la population est mûre pour de grands progrès, tandis que d'autres et notamment beaucoup de communes rurales ne le sont pas encore. Pour que chaque région, chaque groupe, chaque commune de la France puisse jouir des institutions le mieux en harmonie avec ses besoins, ayec ses désirs, avec ses aspirations, avec son c1egré cle maturité, il faut donc que comme dans les vraies républiques de la Suisse et des États-Unis, chaque groupe ait la liberté de faire les lois qui lui conviennent, mais a la comlition que toujours et partout les lois et règlements respectent les droits des citoyens et des autres groupes. Ensuite aujourd'hui, en France, dans leur administration courante les communes, les arrondissements et les départements ne peuYent rien faire sans l'autorisation du gouvernement central ou de ses agents, et la solution de toutes les atlaires y est indéfiniment retardée par la lenteur de leur instruction, par la complication des formalités et par les innombrables justifications qui doivent précéder toute autori sati un. Pour faire disparaître ces immenses pertes do tray;_Ület rle temps, il faut que comme dans les yraies républiques chaque groupe local, depuis la commune jusqu'à la proYince s·actministre librement sans intrusion dos gouvernements supérieurs, à la seule condition de rester dans les limites tracées par la constitution pour le respect de tous les droits. Il _fautque les gouvernements secondaires passent
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