La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

538 LA REVUE SOCIALISTE attend, elle, son salut de l'idée socialiste qui fermente dans toutes les profondeurs, dans toutes l~s douleurs, dans toutes les espérances contemporaines. C'est pourquoi malgré les tristesses, les troubles conflits. les obscurités et les menaces de l'heure présente, le wcialisme s'est leYé, comme l'étoile conductrice des peuples. Voyez plutôt : Son irrésistible puissance éclate tellement que même ses ennemis confessent sa force et lui prédisent l'empire; tandis que dans la minorité lettrée et dans les masses profondes des prolétariats, ses partisans.« plus nombreux que le sable de la mer,, abaissent les frontières des Etats riyaux, arrachent les bornes des vieux partis politiques et <les écoles s0ctaiP0s pour lui ouvrir la Yoiesouyeraine du t1·iomphe. Que ce soit notre consolation! San::;doute, nous ne moissonnerons ni ne cueillerons dans cette terre promise du bien moral et social uniYersel; mais, elle est deyant nous, rayonnante a l'horizon bleu d'un lendemain qui se rapproche rapidement. Commele grand Hébreux de la légende biblique, nous mourrons tout proche du but, en Moab, sur le mont N~bo d'Abarim. Avant d'être clos par la dispensatrice du grand repas, nos yeux auront vu les Chanaans socialistes de l'ayenir, où, plus heureux que nom;, profitant do nos travaux et de nos combats, entreront les fils <lenotre peuple. B. MALON. Le Cannet, 25 octobre 1889.

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