LE l\IOUVElliENSTOCIAL EN FRANCEET A L'ÉTRANGER 501 provoquer une autre grande grèYe fera autant quo la récente coalition. LES FACTEURSDELONDRES.C'est maintenantau tour des facteurs à frapper à la porte de l'opinion publique pour obtenir un sort moins dur. La condition qui leur est faite par le gouveruement est un scandale criant : leur salaire est des plus minimes, leues heures de travail nombreuses, le temps supplémentaire non payé et ils sont traités dürement par des fonctionnaires grassement payés pour peu <1etravail. Plusieurs meetings en plein ai1·,àClerkenwell Green, on tété tenus, les dimanches 22 et 29 septembre, clans lesquels les griefs des facteurs ont été exposés. Beaucoup d'entre eux y as ·istaient en dépit d'une circulaire administrative leur défendant de s'y rendre. Les bases d'une Union des facteurs ont été posées et de nombreux membres enrolés. Lorsque cette trade-union am'a englobé tous les employés de la poste, elle formulera ses demandes au directeur général et dans le cas où elles seraient refusées on aura recours à la grève. ACCAPAREMENDTU PArn.1Le pain est menacé de tomber sous la coupe des spéculateurs. Voici une annonce qui a paru dernièrement dans tous les grands journaux anglais, suivie de nombreux extraits <lesopinions de ces journaux. UNIONDELABOULANGERIE (Bread Union). SOCIÉTÉEN COMMANDITE (Limited). Fusionnant la London anà County Bread Company, la London and Westminster Bread Company, et· la Metropolitan District Bread Company, ayant le contrôle de 277 boutiques et moulins établis depuis longtemps, produisant un bénéfice de plus de 91.000 livres ~t. (2.275.000 francs) par an. « Capital 500.000 livres st. (12,500,000 fr.) en 100.000 actions de 5 livres st. (125 fr.). « En réponse à de nombreuses questions les directeurs désirent faire connaître que l'objet de l' «Union» n'est pas d'élever indûment le prix du pain au détriment du consommateur, mais de le maintenir à un prix rémunérateur en s'appropriant un grand nombre de boutiques dans les districts métropolitains. La« Bread Union > prétend qu'en achetant la farine par grandes quantités, en payant au comptant, en supprimant les profits de l'agent intermédiaire des voyageurs, et en faisant des économies dans la direction, elle pourra vendre un bon article à bas p1·ix. « Un profit de 5 centimes pa1· chaque pain de li, livres sera suffisant pour payer un dividende de 20 0[0 par an. La London and Comity Bread Company a déclaré un dividende temporaire de 12 0[0. Les livres des deux autres compagnies révèlent des rfsultats aussi safofaisants, mais ces compagnies n'existant que depuis peu de temps il n'est pas possible d'évaluer exactement un , dividende à une date si rapprochée. Par ordre du bureau des dil'ecteurs, C. w. BENNETT. Secrétaire temporaire. >
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==