502 LA REVUE SOCIALISTE Mais ce syndicat n'aura pas ses coudées franches dans le district rnét.ropolitain d'Hackney, à en juger par la lettre suivante, a<lressée au jour'Ilal radical The Star, par le secrétaire de la ((Société coopé• rat.ive industrielle du bourg d'Haclmey »; voici cette lettre : • D'après les journaux d'aujourd'hui, nous allons avoir un syndicat constituo en vue de réduire le prix du pain. Mon expérience m'enseigne que les syndicats, en règle générale, élevent le prix des denrées. Mais quelles que soient les intentions de celui-ci, en ce qui conceme les autres parties de Londres, il ne réussira pas à Hackney, parce qu'un groupP. d'hommes et de femmes se sont coalieés poùr nolis procut'èi' lés néàessités de la via â des prix raisonnables. Le pain étant la seule nourrituro consommée, par les malheureux, surtout par la classe ouvrière, nous avons décidé de garde!' le prix de cet article aussi voisin que possible du coût de production. Nous avons fondé une boulangel'ie il y a 6 mois. avec une production de 1620 pains de 4 livres par semaine et la semaine derniére nous en avons produit 4.096. Nous faisons un p,1in pur; sans avoir rffcours à aucun des trucs du métier, et le vendons à 40 centimes les 4 livres ou 10 <lent, la. li-vre. Si, après avoir payé un salaire raisonnable et toutes les dépenses nécessaires, nous faisons un bénéfice, nous le partageons entre les souscripteurs du capital et les empl0yés. Si un syndicat quelc:onque essaye de nous faire fermer boutique, nous emploierons tous nos bénéfices réalisés dans leil autres dét:iartements et, t:iarce moyen, nous pourrons vendra le pain 5 cent. la livre. Nous avons une grande influence dans le dommerce et malheur au capitaliste qùi essaiera de nous la retil'er! M. GRESHAM, secrétaire. » Je ct·ains bien que ces menaces ne soient celles du pot <leterre contre le pot de fer. Enfin nous verrons. LES PLAINTES DES OUVRIERS BOULANGERS. - Si les accapareur!-- du pain cherchent à opprimer les ouvriers boulangers ou même refusent d'améliorer leur condition, il est a craindre qu'ils ne réalisent pas le~ 20 Ü[0 r1e diYidende~ promis. Oar la condition (les ouvriers boulangers est intolérable et elle conduira a une geève, si les patrons se montrent trop exigeants. Les ouvrio1·s boulangers s'agitent et s'organisent en vue de 1·éduire leurs heures de travail et <ledemander une augmentation du pl'ix de l'heUl'0. Lo dimanche 22 septembre, ils se réunirent a Hyde Parl,, accompagnés par le!=- musiques et les banniéres de l'Union des boulangers et des confiseurs. John Burns, le héros de la grèYe des dockers, leur adressa un discours énergique et éloquent, comme il sait si bien les faire, àprès lequel la motion stüvafite fut votée à l'unanimité : « Oe meeting déclare que le moment est venu pour les ouYriel's boulangers de la métropole de demander a leurs patrons de ne travailler que GOheures par semaine et d'être payés 50 pour cent en plus du tanx 01·ilinairede l'heure pour los heures supplémentaires; cc meeting s'engage à soutenir l'Union dans ses effo1•tspour obtenil' cc 1·ésultat. ».
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