LE l\IOUVEMENT SOC:IAL EN 11RANCE ET A L1ÉTRANfiEH 409 cueilli M. Paronelli parmi .ses collaboratours, alors quo celui-ci n'aurait pas dû venir au Secolo, s'il voulait suivre la politique de M. Crispi et de la triple alliance. Dans ce bulletin, nous n'avons pas l'habitude de faire des personnalités; mais la Revue socialist,1 ayant été l'initiatrice du Comité franco-italien dont nos lecteurs connaissent les heureux résultats et peuvent appréciel' les conséquences futures, - nous avons, nous semble- t-il, le droit et le devoir de juger comme il convient l'attitude de M. Paronelli. Ce journaliste ayant fait partie de notre comité et été le témoin des manifestations italophiles quo -l'on sait, ne saurait nier la possibilité d'un accord entre la France et l'Italie. Ah l sans doute la France officielle,malgré tout son désir de mottre un terme à une situation fâcheuse, ne fera un pas en avant qu'avec la certitude des bouues intentions du gouvernement italien, car il y a entre la France et l'Italie autre chose en suspens que des intérêts commerciaux. Il y a rles questions politiques qu'il est impossible de traiter avec M. Crispi. Et cependant, tous les délégués de la démocratie italienne sont revenus enchantés clel'accueil qu'ils avaient reçu en France, et l'ont I'épété à tous les échos de leur patrie. Chaque fois que des citoyens français ,;e sont trouvés en présence de citoyens italiens, ils les ont considérés comme des frères. Ceci, M. Paronelli n'oserait pas le nier. Aussi n'a-t-il publié dans le Capitan Fracassa,journal deM. Crispi, que des explications ultra-ambigües. Nous nous associons donc pleinement à la déclaration de ses anciens amis du Secolo, qui stigmatisent sa défection ainsi que l'œuvre haineuse de la presse réactionnaire et gallophobe. Encore une fois, ne confondons pas M. Crispi et. ses agents avec le peuple italien qui s~ura revenir à la ligne politique tracée par Mazzini et Garibaldi. Et souvenons-nous toujours de ces <louxvers de Victor Hugo, qu'Imbriani rappelait à Paris : Nous chercherons quel est le mot de !'Espérance, Vous direz : Italie! Et nous répondrons : France/ ANGLETERRE Nous extrayons d'une correspondance que nous adresse notre ami et correspondant Magny les intéressants détails suivants: Écrros DE LA GRÈVE DES DOCKS. - La formidable grève de:; Dockers de Londres s'est terminée comme·1aRevuo l'avait fait prévoir, le samedi, 14 septembre, par un arrangement ent1·nles ùirecteurs des docks et los chefs de la grève. Toutes les demandes dos grévistes ont été concédées immédiatement, excepté une, celle do
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