486 LA REVUE SOCIALISTE « tion des penseurs et des hommes libres. Liberté à l'intérieur, fin « des guerres au dehors, et, dans la paix et la fraternité, l'union de « l'Europe. • • « Aucun pays n'est a cette heure dans des conditions aussi favo- •., rables que la Franco pour déterminer ce mouvement de progrès•. • LE BANQUETFRANC0-HISPAN0-P0nTUGA-IS.Vendredi, 27 septembre, a eu lieu, au Palais-Royal, un banquet organisé et offert par la Revue sof]ialiste a nos hôtes latins du Portugal et de l'Espagne présents à Paris. Plus de ·cent convives, la plupart de nationalité espagnole et portugaise avaient répondu à notre appel et l'union des races latines, déja cimentée au banquet franco-italien, dont nous avons rendu compte dans notre dernier numéro, a été scellée à cette réunion cordiale, où de fortes et nobles paroles ont été prononcées. Notre collaborateur Regnard, présidait, ayant à ses côtés le citoyen Pamiès, chef de la délégation ouvrière espagnole envoyée à }'Exposition de Paris par le conseil municipal de Barcelone, et Lima, rédacteur en chef d' 0 Seculo de Lisbonne, membre du Comité, directeur du parti républicain. portugais. . • Après le •dessert, le président a donné lecture des deux lettres ci-après, qui ont été couvertes d'applaudissements : Bonzon, 25 septembre 1889, Chers amis, Absent de Paris èn ce moment, je tiens à vous envoyer mon i,alut fraternel, et je porte mon toast : A la paix.ent1·eles peuples ! A la juslice entre les hommes! A la République latine, préface de la République européenne! Les progre~sistes latins qui protestent si vaillamment de leur foi en l'avenir par des révf\lutions politiques triomphantes, par de puissantes fondations républicaines et par de grandissantes insurrections sociales, les progressistes latins, dis-je, se doivent a,ant tout à l'œuvre préliminaire de la réconciliation des peuples ; car la paix internationale est la base d'airain de toutes les réformes èmancipatrices que poursuivent dans l'ordre philosophique, politique et économique les exploités, les opprimés et les éclairés de tous pays. Vous l'arnz compris 1 frères d'Espagne et de Portugal, et vous êtes venus, dans le grand Paris de 1889, apporter à la France républicait:e et socialiste votre salut fraternel. Soyez-en remerciés ! et recevez l'affectueuse poignée de main d'un concitoyen latin et d"un coreligionnaire républicain socialiste, qui est avec voue <le cœur et de pensée. Signé: B. MALON, R,édacteu,ren chef de la Reuuc aocialilte.
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