La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

478 LA REVUE SOCIALISTE débarrasser du caractère mystique L1esacrement fatal a la f0mme par sa double donnée de l'homme chef et de l'uuion s<'x.uollemaudite, ce qui était le peoclamei- une association entee pairs. L'incapacité de la femme mal'ièe n'a plus aneun fondement rationnel. Souvent la femme porte seule le fardeau des amures pendant l'absence ou la maladie de l'homme. D'ailleul's,la femme est un ètre responsable, conscient, chargé de nombreux deYoirs, en possession cl'nne influence qu'on dit considérable. Que sa capacité ne soit plus entièrement absorbée par celle cln mari, qu'elle ne soit plus, comme disent les Anglais, feme covert. Que sa capacité soit au maximum comme en Auti·iche, Allemagne, Russie, la rnème que celle <l'unefille majeure ou d'une YeuYe. Qu'au moins la loi française admette comme la loi italienne la possibilité pom· le mal'i de donner a la femme une auL0t·isation générale par contraL de mariage ou postéi-ieurement, ou que l'autoi-isation du mari, aux tei·mes de l'art. 134 du code italien, ne soit plus nécessaire que dans des cas délel'rninés. Qu'a l'instar des Anglais et des Américains, on lui confère, en dehors de l'intenention du mari, le d1·oit d'user de tout pouYoir juridique, relatif aux gages, salaii·os, bénéfices gagnés par les femmes màriées clans un emploi, prnfcssion, commerce, talent litLéraire, artistique, ou scientifique. En un mot que la femme ne soit plus inféodée au mari. • Etre diYorce? - Le 13 septembre 1703, le con-ventionnel Sedillez proposa un jtu'y de 1·épudiation, composé ,le personnes nommées en nombre égal par chacune des parties et par le p1·ocureur de la commune; il demand~üt qu'on composàt ce jury de femmes, si c'est le mari qui prornque, et d'hommes, si c'est. la femme lilÜ -vent répudier. Il n'y aurait qu'a remplacer le Prncurem· de la commune par le Président du tribunal. Ceüe <lornière loi supposerait résolu le principe c1el'établissement clu jury en matièt·e ciYile et correctionnelle. Au reste potwquoi la femme n'au1·c.üt-clle pas sa place dans un jury? Cette mesu1·e, loin de p1·èsenter des dangers, adoucirait enco1·enos mœurs judiciaires. L'homme a voulu étre jugé pai· ses pai1·s. Pourquoi n'accorderait-on pas le même droit a la femme, surtout dans certains cas où les femmes seraient plus à propos pour apprécier des détails intimes. • Imitons les Anglais et los Américain:-;. Que les femmes puissent être magistrats, avocats et juges. Nos pères et les Gaulois l'admettaient. Penrlant les c1·oisa,les nu 1·oi ùe Ft·anco rceonn ut aux. femme:,;cle ses Yassaux le <11-odiLe siégei· wmme juges on l'a/Jseuco de leurs maris.

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