La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

438 LA REVUE SOCIALISTE que pour los objets d'agrément qui peuvent ne pas être du goût de tout le monde. Abordons maintenanUes services publics qui,n'étant plus locaux, ne peuvent être du ressort de la Commune. A l'Etat incombent : le •service de la grande voirie, ponts et chamisées; les chemins de fer, la poste et les télégraphes; les grandes entreprises régionales de défrichement, de drainage, d'irrigation, de dessèchement des marais; la gestion <les forêts et le reboisement de certaines montagnes; l'hygiène sociale de la région et l'organisation médicale; la const.ruct.ionet l'entretien des canaux, la canalisation des rivières, l'endiguement. des fleuves; les kavaux nécessités par la const.,·ucLion.dos poets de mer, des jetées, des bouées, le sauvetage maritime, etc., la surveillance des côtes, le service des paquebots faisant le transport régulier des voyageurs et des marchandises. A. l'Etat incombent aussi les asiles d'aliénés et les colonies pénitentiaires, et en général tout ce qui restera des anciens services de la bienfaisance et do~ hospices, de la justice et de la pénalité, services à téorganiser do fond en comble conformément. aux nouvelles données juridiques et anthropologiques. A l'Etat incombe aussi le très important service de la stati ·tique générale do la région, statistique qui est appelée, dans une société bien organisée, au rôle de régulatrice des phénomènes sociaux, et notamment a fournir les données néccs:--airespour régler la produc• tion sur les besoins ûe la consommation et réaliser l'équilibre entre la population et les :mbsistances. A lui revient encore l'organisation des assurances générales contre les risques et périls de tout genre. C'est en centralisant les assurances entre les mains de l'Etat, que les frais d'assurance se répartissent sur le plm; grand nombre de têtes. Ce serait ici le f!10mentclediscuter les questions de saYoir Ri l'assurance par l'Etat doit être volontaire ou bien obligatoire, et si la prime cl'assn1·ancedoit êfre égale pour tous ou proportionnelle aux probabilités de risques chez chaque assuré; ce serait aussi le moment de se demander si, l'assurance étant obligatoire, la prime d'assurance doit être prélevée à part, ou bien par l'impôt ordinaire, ou bien encore être payée par les revenus de l'Etat (rente de la terre, etc.). Mais on comprend que ces questions, pour être bien élucidées, exigeraient à elles seules un travail très long, et nous n'avons fait déjà que trop de digressions et serons obligés d'en faire encore trop à propos d'autres questions (1). (1) Nous renvoyons, du reste, aux travaux spéciaux publiés sur cettQ matière et notamment à la broch~re de M. Raoul Boudon: Organisation unitaire et

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