La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

DES SERVICES PUBLICS 435 promptement, la Commune pourrait se contenter de r _entrer dans la possession de l'immeuble, après la mort du propriétai re. 2° La commune actuelle se ti-ouve_déjàen beaucoup d'endroits à la tête de certaines institutions créées en vue ùe fa ciliter le com- merce, l'échange des produits; il nous suffit de cite r les marchés publics, les halles. D'autre part, par le contrôle des po ids et mesures, la surveillance de la qualité des denrées alimentaire s, elle tend à empêcher les fraudes commerciales. Il lui p,ppartic nt de pousser plus loin cette intervention. Nous croyons qu'elle do it se faire l'intermédiaire général et normal entre la production et la consomma- tion; pour cela il faut qu'elle prenne en main la gestio n de certaines institutions qui existent déjà en germe dans l'organisa tion actuelle: nous voulons parler des docks et entrepôts où se trouv ent consignés certains produits et qui, en emmagasinant ces produ its, délivrent aux déposants des récépissés et warra~ts qui devienn ent un véritable instrument de crédit et de cieculation. Or, ce q ui se fait pour les produits dont s'occupe le grand commerce interna tional, pour- rait être avantageusement généràlisé ,à.tous les produ its. Voyons comment cela pourrait se faire au début : Les assoeiations ouvrières et même les producteurs (c eci dans les • branches où la production individuel-~epo\lrra per sister) dépose- raient leurs produits entre les mains de l'agence comme1·ciale de la commune, en échange de récépissés d'une valeur de.. . et à ce récé- pissé serait annexé une sorte de warrant, comme au jourd'hui aux récépissés délivrés par l'admjnistration des docks. Voy onsd'abord ce que l' Agence comme,·ciale de la commune ferait des produits, nous verrons ensuite ce que l'Association ouvriere pourrait bien faire de sonwarrant. SuiYant la nature du produit, l'Agencecommerciale dirigerait ce dernier vers un des établissements communa ux suivants : le produit est-il de consommation joumalière, comme les denrées1 les fruits, les comestibles en général, sa place est aux marchés publics, aux halles; le produit est-il fait en vue d'un placement plus ou moins immédiat, mais non absolument journalier, comme meu- bles, vêtements, ornements, œuvres d'art, etc., sa p lace est aux bazars communaux, où il sera exposé en entier ou par échantillons; enfin le produit n'a-t-il en vue qu'un approvisionnement plus ou moins éloigné, comme les blés, les vins, etc., il est con signé, emma- gasiné dans les magasins génfrauœ; ceux-ci dirigeraient, du reste, vers les halles et bazars une partie de leurs marchand i,ses au fur et à mesure des besoins de la consommation. Chacun de ce s établisse- ments communaux, halJes, bazars, magasins, ferait l'é change de ses produits respectifs, 1°avec les établissements analogu es des autres communes, 2° avec les consommateurs. Quantau warrant, voici ce qu'il peut devenir : Ou bien il entre-

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