434 LA REVUE SOCIALISTE n1oinsdans certains pays, nous devons oncore ajouter les deux S\.lÏvants: 1° La con~tl'llction,l'entretien et la location des habitations et en général Jes immeubles sis sur le territoire de la Commune; et, pendant la période de transition, le rachat des immeubles à leurs µropriétai res actuels, soit pal' remboursement immédiat, soit en déclarant que tout paiement fait par le locataire à titre de loyer, se1·a porté en à-compte de la propriété, jusqu'à remboursement complet de cette dernière. Voici comment Proudhon propose d'effectuer ce rachat (1); sauf quelque:-;modifications do détail que l'expérience indiquerait, nous croyons que le projet cleli<iuiclationqu'il a mis en ayant ne prèsente rien d'impraticable : A dater clujour du décret qui sera rendu par lrs futurs représentants, tout payement fait à titre de loyer sera porté en à-compte de la propriété, celle-ci estimée au vingtnple du prix do location. << Tout acquittement de terme vaudra au localail'C part propo1•- tionnelle et indivise dans la maison par lui habitée, et dans la totalité des constructions exploitées a loyer et senant à la demeure des citoyens. « La propriété ainsi remboursée passera au fur et à mesure au droit de l'administration communale, qui,par le fait de ce remboursement, prendra hypothèque et privilège do premier ordre, au nom de la masse des locataires, et leur garantira, à tous, à perpétuité, le domicjle, au prix de revient du bâtiment. « Les communes pourront traitel' de gré à gt•é avec les propl'iétaires pour la liquidation et le remboursement immédiat des prop.riétés louées. « Dans ce cas, et afin de faire jouir la génération présente de la réduction des prix de loyer, les dites communes pourront opérer immédiatement une diminution sur le loyer des maisons pour lesquelles elles auront traité, de manière que l'amortissement en soit opéré seulement. en trente ans. « Pour les réparations, l'agencement et l'entretien des édifices, comme pour les constructions nouvelles, les communes traiteront avec les Compagnies maçonnes ou associations d'ouvriers en bâtiments d'après les principes et les rP-gle~du 11ou,eau contrat social. « Les propriétaire,~ occupant seuls leurs pl'opres maisons, en conservermlt la propriété aussi longtemps qu'ils le jugeront utile à leurs inté1·êts. » Cette dernière clause, évidemment, n'est admissible qu'à la condition que la liquidation se fasse complètement à l'amiable. A cette condition-là, et si aucune nécessité ul'gente n'oblige à agir plus (1) Proudhon, Idée générale de fa Réootution au x1x0 siècle, 5• étude, § 4.
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