LE BILAN DU CHRISTIANISI\IE ET ·DU JUDAISl\[È! 403 point de vue, entre les Rasènes et les Ind"o-germain.s, si manifeste dans les échantillons de l'art étrusque, en tant que dégagé de l'influence héllénique. Cesindividus aux membres mal équarris, avec leurs têtes larges et leurs cheveux Grépus, leurs pommettes saillantes, leurs yeux comme ceux des Mongols et tels qu'on les voit représentés dans certaines peintures rle l'Etrurie, n'ont l0 ie1ide commun avec l'élégance et. la délicatesse des formes, propres aux Grecs et aux Romains (1). • Mais assurément le« type psychique » l'élément le plus important de la différentiation des races civilisées (2), n'a aucun rapport avec celui de la race aryenne. Sans entrer dans des détails qui ne sau,. raient trouver place ici, je me contenterai de rappele1' le caractère sombre et cruel des croyances étrusques. << C'était une religion de terreur dit Dennis. Les déités les plus redoutées étaient celles qui recevaient le plus d'hommages, et pour se les concilier, Oll allait jusqu'à leur offrir des sacrifices humains ,~(3). Parmi les divinités souterraines, l'horrible déesse Mania, ce prototype du vampire, apparaît comme une création du pessimisme le plus affolé; les mythologies aryennes n'offrent naturellement rien qui s'en rapproche. Sous Tarquin le Superbe, on lui sacrifiait encore tlcs enfants (4). Dans la guerre contre les habitants de Tarquinies, ceux-ci immo~ lèrent à leurs dieux trois cent sept prisonniers romains (5). Ces abominations molochistes, ces hécatombes d'enfants ne se retrouvent, pour ce qui concerne les races civilisées, que chez les Sémites (6). Cependant, tout ce que l'on sait des Etrusques, et surtout, le caractère nettement schamanistique (7) de leur religion, tendrait à les faire rentrer dans la famille Touranienne (8). Mais, il y (1) Mommsen, Histoire romaine, I ch. 9 (tom. I p. 160 de la traduction Alexandre.) - Cf. Isaac Taylor, Etruscan researches, London, 1874, p. 61. (2) Voy. ch. 1"'. (3) G. Dennis, The cities a11d cemeteries of Etl'llria, 28 édit. London, 1.878 1 tom. I, p. 53. (4) Macrob. Sat, I. 7. (5) Tit.Liv. Vll, 15. Voy. aussi sur ee sujet, 0 Müller, l)ie Etr1Jslter, édit. Deecke, Stuttgart, 1876, tom. II. p. 103. (6) Voy. Chap. II. (7) Le professeur Tiele, dans sa classification des Religions C-Ency~IB. t·it.; t. XX, art. Religion) range avec raison celle des Etrusques dans ce qu'i) appelle « les religions magiques organisées. " (8) M. Isaac 'f"<lylord,ans ses Etruscan researches,citées plus l).aut, a cherché· a faire prévaloir cette opinion, qui semble la plus plausible. Pa,i· walheur, au lieu de s'en tenir aux caractères sociologiqnes· 1 les seuls sur lesquels ou ait des renseignements aussi complets que certain~, il a gâté une excellente cause en forçant les analogies au point de vue de la linguistique, en voulant i<le.lltifier , les noms des divinités étrusques avec ceux de certain.a die\l:X.ou déesses de diverses p·euplades touraniennes.
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