'364 LA REVUE SOCIALISTE Les possibilistes sont également partisans de cette réforme, mais ils n'ont pas tous les torts en estimant que sa réalisation est actuellement impossible. Pure question d'opportunité, comme l'on voit. Cette légère divergence n'était pas de nature à empêcher toute entente, si l'entente efit été possible. Nous n'ayons ni le temps, ni l'autorité nécessaire pour rechercher les origines des querelles, en agiter les dessous et nous poser en arbitre dispensant libéralement le blàme et l'éloge. l\Iais nous demandons a tous les hommes cle bonne foi poul' qui la fôôôrme n'est rien, et qui croient que la conférence internationale de la Haye avait tout autant le d1·oitd'o1'ganiser un Congrès socialiste que la Conf6rence <le Londres, nous leur demandons, la vérification des pouvoirs étant une simple formalité, si la responsabilité de la nonfusion ne retombe pas tout entière sur ceux qui ont refusé la main qui leur était fratemellement tendue, en s'ab1·itant cleerière une misé1·ablequestion cleprocédure. • Il fallait faire l'union s,.ansphrases, sans la moindre restriction. et l'on a mis en doute la ...-alidité des mandats de l'autre CongTès. Pas valides les mandats clesLawro/T, des Domela Nieuwenhuis, des Brandt, d(.lsDe Paepe, des Cipriani, des Costa; etc ... , des onze députés allemands et clesquatee-Yingls délcgués allemands nommés pour la pltipart avec des p1•écautions infinies, au moyen de listes circulant-clans les atelie1·s, et cela malgré l'insupportable état clc siège clont les entoure Bismarck! - La vérité est que la représentation anti-unionniste du Congrès possibiliste était. un peu terne, et que chaque groupe y avait eiwoyé !.rois délégués, tandis qu'à côté, intentionnellement sans doute, chaque groupe aYait droit. a un seul délégué. La conclusion saute aux yeux. Puis comme l'a très bien dit le député italien Andrea Costa : « On n'accomplit pas un acto <le fratemité en débutant par une démonstration clcmèfiancc. ,i Il fallait charitablement oubliee que pas un Allemand n'était allé siéger rue de Lancry, et se souvenir uniquement : 1° Que déja en 1860, au Congrè:; international de frayailleurs a Bàle,les Allemands avaient proposé de faire un congrès à Paris ; 2° Que ce même Liebknecht, qui a contresigné la proposition de concorde et d'union, avait été emprisonné avec d'autres citoyens allemands pour avoir protesté contre la guerre franco-allemande et ses funestes conséquences. Tlfallait aussi avoir assez de tact pour ne pas reprocher au Congrès dissident « d'aller jusqu'à"créer des nationalités qui n'existent pas comme les Alsaciens-Lorrains. » Mais, inutile d'insister sur ce douloureux. manque de délicate compréhension. La plupart des délégués étrangers, surtout les Italiens, les Américains, les Belges, les Hollandais, les Danois, et_lesPolonais étaient arrivés pleins d'illusions. Ils croyaient que la fusion passerait
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