LE MOUVEMENT SOCIAL EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER 361 France offre à l'admiration du monde, et ont proclamé la nécessité de l'Union latine. Après une courte allocution d'un délégué de la Bourse du traYail, M. Lapierre, représentant de la République Argentine, a retracé ses impressions de yoyage et a promis <leles transmettre aux nombreuses populations latines de l'Amérique du Sud. La série des discours a été close par M. Gnstaye Rouanet, qui, au nom de la Revue socialiste, a tenu a remercier tous ceux. qui étaient venus collaborer a l'œuvre a la fois patriotique et internationale du Comité franco-italien. Il a bu au couronnement de la grande mission de civilisation et de fraternité franco-italienne, et aux futures gloires de la civilisation socialiste. A la fin du repas, sur la proposition de MM. Benoit Malon et Raqueni, la dépêche suivante a été adressée au général Canzio, gendre de Garibaldi, et au député Felice Cavalotti. Italiens et Français réunis, le 6 septembre, dans un banquet fraternel afin de resserrer les liens d'amitié et de fraternité entre les frères d'armes de Magenta, de Solferino et de Dijon, vous envoient l'expression de leur plus vive reconnaissance pour vos nobles et fières paroles r.ontre les mer\!cnail'es de la plume, contl'e les calomniateurs de cette génél'euse nation qui a pl'oclamé les droits de l'homme et qui tient haut en Europe le drapeau de la libe!'té, contre les fomentateurs de discorde entre deux grands peuples appelés, pa1·la nature et par l'histoire, vers les grands buts du progrès de l'humanité. L'envoi de ces deux. dépêches était motivé : l • par le télégramme suivant adressé de Gênes à Benoit Malon par Canzio. J'ai reçu trop tard votre invitation pour pouvoir me joindre à nos amis déjà partis pour la F1·ance. Je les accompagne de cœur et de tous mes vœux pour la République française et pour l'union des deux nations sœurs. (( CANZIO. )} 2°Par une réplique de Cavalotti à l'odieuse presse de Crispi qui avait traité de « parti de l'étranger• les Italiens qui repoussent l'inféodation de l'Italie à l'Allemagne. D'ailleurs, Yoicile texte de cette admirable philippique. Eh bien! puisque l'on provoque la démocratie à mettre les points sur les i, mettons-les pour une bonne fois, et d'ailleurs il est temps. Que veut-on, que prétend-on, en somme, du peuple italien~ Cela signifie-t-il que si la France nous assaillait injustement dans une guerre non provoquée par nous, pour attenter à notre existence nationale, ou restaurer le pape, ou pour nous humili~r dans notre honneur, ou n!)USenlever un morceau de notre sol, toute l'Italie serait unanime à repousser l'injuste agression et se lèverait comme un seul homme, sans distinction de pa1:ti, pour la défense de son unité, de son honneur et de son territoire î Mais pour cela il n'est pas besoin de dépenser (vol tout à fait ignoble et qui devrait déshonorer un ministre, comme le vol ordinaire déshonore un homme)
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