La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

35G LA REVUE SOCIALISTE Comité du cercle ouvrier italien de Paris, et par M. le député Maffi, qui s'est exprimé en français dans les termes suivants: Les ouvriers italiens sont heureux <leporter dans leur pays l'écho des sentiments de la France, parce qu'elle montre au monde ce que peut produire le travail de l'intelligence et de l'activité humaine. Par votre Centenaire, vous dites ce qu'est la civilisation en rendant à la classe ouvrière aussi bien qu'à des princes de la noblesse la considération qui lui appartient. • Permettez-nous de donner à votre illustre ville ce drapeau, qui est le symbole de la fraternité et de la solidarité de nos deux peuples. Puis,nous avons eu les important.es manifestations du parti ouvrier italien et du parti républicain italien. Le dimanche, pr septembre, sont en effet arrivés à Paris, après des réceptions triomphales à Toulon, Marseille et Lyon, les qélégués des Fédérations ouvrières et les envoyés des Fédérations démocratiques mazziniennes. Les premières ont été reçues par la Bourse du Travaïl, les secondes par le Comité franco-italien, que nos lecteurs connaissent bien, puisque la Revue sociahste en a été l'initiatrice. Afin de donner une expression plus éclatante aux sentiments de fraternité qui animent les peuples latins, les deux missions italiennes ont été indistinctement saluées à la gare aussi bien par les délégués de la Bourse du 'l'ravail que par les délégués du Comitéfranco-italien ou de la Franc-Maçonnerie. Cette patriotique union internationale, jugée très significative par le premier intéressé, M. Crispi, ne s'est pas démentie une seule fois durant le séjour des Italiens a Paris. Le banquet (dont nous rendons compte plus loin) donné par le Comité franco-italien, au Rocher Suisse, le vendredi 6 septembre, avait eu pour prélude non seulement le lunch fraternellement offert par la Bourse du travail le mardi 3 septembre au Salon des familles, à Saint-Mandé, mais encore la promenade a travers Paris, organisée le 1 •r septembre par le Comité franco-italien. Aussitôt arriYés, les Mazziniens et les délégués des Congrès de Naples, ayant a leur tête M. Albani, directeur de l'Emancipa.z-ione, et. M. Fratti, avocat du barreau de Rome, montèrent dans des voitures dites tapissières, sur lesquelles flottaient les couleurs italiennes et françaises. Durant tout le parcours deux musiques jouaient alternativement l'Hymne de Garibaldi et la Marseillaise, au milieu d'un concours de population fort sympathique. Sur le passage, le cortège s'arrêta pour saluer la colonne de la Bastille et la statue de la République. Le 4 septembre (encore un choix de date significatif) réception a l'Hôtel-de-Ville par le Conseil municipal, A l'extérieur et à l'intérieur, l'Hôtel-de~Villeest décoré de trophées, de drapeaux français et italiens qui co11fondentharmonieusement leurs trois couleurs. -

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==