La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

LE MOUVEMENT SOCIAL EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER 355 anciennes corporations). Qu'il.rait des ex()ertos devant los tt-ibunaux de commerce. Que les femme3 Yotent pour les juges consulaires, fassent partie des chambres de commerce et commissions consultatiYes. • A un autre point de vue il ne suffit pas que l'instruction soit largement répartie. L'éducation doit être également soignée. Il . crait bon que cette éducation et cette instruction fussent di1·igciespar <les femmes. Une triple section du rnir~istère de nnstruction publique, tant primaire, que secondaire et supérieurP-, devrait être placée sous la haute main des femmes les plus respectables et les plus capables. - Do même une section de l'Assistance publique do\'l'ait leur être confiée. c·est a des fC'mmcsqu'il faut remettre !'\péci/\lcmcnt le soin de relever et de préserver la femme. Mais rèsurnons-nous. Nous clemandon:-1,en faveur de la femme, une énergique intervention des pouyoirs publics, se traduisant par une série de lois rigoureusement appliquées. En effet, c·est à bien constater son inégalité que nous pensons qu'il faut qu'on !'\'applique, afin que la femme soit partout déchargée dos fatigues qui l'accablent et qu'elle recueille onÎ!n le benéÎ!ce do cette inégalitè naturelle. C'est en particulier du trarnil des ateliers moderne!'\, d'où les mœurs pures se sont enfuie!'-,qu'il faut affranchit' la femme et,. conune il est impossible de la rendre dès à présent tout entière au foyer domestique, c'est a a,loucir ce tq1.Yailexténuant, c'e:c-t a mo1·aliser et à faire fructifier ce travail ingrat, que nous de\'Ons tout d'abord songer. Prochainement, nous donnerons le compte rendu du Congrès cle:s Œnnes féminines. (A suiv,·e.) FRANCE LES ITALIENS A PARTS.-· Toujours nous o.Yonsséparé la cause de l'Italie de celle des hommes que le hasard des intrigues peut conduire au pouvoir. C'était justice; nous n'accomplissions qu'un deYoir strict. Nous en sommes récompensés aujourd'hui. Les Milanais, les premiers, n'ont pas oublié le temps où la Lombardie était occupée par les TedescM. Bien des années, depuis, se sont écoulées, et. malgré les fautes des gouvernements des deux pays, malgré les excitations et les calomnies mises en œuvre par les gallophobes, le cœur des provinces lornba1·despar nous libérées,nous est resté fidèle. Témoins les démonstrations milanaises du 6 mai, les dernières élections commerciales, et le drapeau offert à la Ville de Paris au nom de la Ville de Milan, par M. Berolitti, président du

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