CONGRÈS INTERNATIONAL AGRAIRE 341 M. DE LA PORTE.- L'idée maîtresse qui a réuni ici, venant des diverses parties du monde, des hommes dévoués a l'humanité, c'est la conviction profonde que si, dans un temps prochain, l'organisation de la propriété n'est pas radicalement changée, l'ordre social, la civilisation, la vie de l'humanité peuvent sombrer dans un cataclysme épouvantable. La situation des prolétaires n'est plus tolérable. Ils ont conscience de l'injustice qui leur est faite, ils ne veulent plus la supporter! Ils savent qu'ils sont le nombre, la force; ils n·ont rien a perdre à tout détruire 1 Il est a peine temps que les réformes que nous proposons préviennent l'explosion. Nos efforts ont pour objet d'éclairer les classes dirigeantes, béné- • ficiaires privilégiées jusqu'ici. Il dépend d'elles que la transformation aü lieu d'une manière pacifique : leur résistance a,,eugle seule provoquera la violence. Depuis un demi-siècle,IColinset sesdisciples n'ont cessé de montrer le danger et d'indiquer le remède. Beaucoup d'autres dévouements s'y sont associés depuis. Proudhon appelait un changemen(complet, une révolution. Je bois et je vous convie a boire : à la dernière, a l'inévitable et prochaine révolution qui établira l'égalité sociale. Et que nos efforts la fassent pacifique, ou que l'aveuglement de ceux qui s'y opposent l'oblige a être violente! Pacifique ou violente : A la Révolution sociale! A l'humanité heureuse et libre! (Bravos répétés.) Clôture du Congrès a li heures du soir. Le secrétaire général du Congrès, A. TOUBEAU . •
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