CCJNGRÈS INTERNATIONAL AGRAIRE 335 Le grand avantage que nos landlords retirent de la conversion <lenos terres de culture en champ de sport, n'est pas seulement de se procurer du plaisir à bon marché, mais encore de se faire payer ce plaisir par les profits qu'ils retirent du travail des déshérités. Le droit du seigneur propriétaire n'est autre qu'un droit de domination; quand il ne retire aucun revenu direct de ses terres incultes, il en retire de grands 1wofitsindirects en se refillant maître tles travailleurs qui les habitaient ou pourraient les habitei·. Quel est le remède à une telle situation? Comment pourrait-on arrêter la ruine totale du peuple ecossais? Nous ne yoyons qu'un moyen : proclamer le droit du peuple à la terre! Dès que la terre sera rouverte au travail, le peuple fuira les enfers industriels; pour i:etourner aux champs,où il retrouvera l'air pur avec l'aisance, l'indépendance et la liberté 1 (Bravos prolongés). • M. SAUNDERS, ancien membre du Parlement, membre du Conseil de la ville de Londres. Après tous les beaux discours que nous avons déja entendus, il reste peu de chose à ajouter à l'appui des revendications, dont nous sommes les porte-voix. Mais une question de l'importance de celle qui a occupé notre Congrès, n'est jamais épuisée. Contrairement à ce que l'on aurait pu supposer, c'est dans les villes qu'aujourd'hui la question agraire se pose le plus impérieusement, non seulement parce que les villes souffrent de l'encombrement de déclassés chassés des campagnes par le landlordisme, mais parce que, même en ville, le fléau du droit absolu et illimité de la propriété terrienne se fait sentir aussi viYement que dans les campagnes elles-mêmes. Sans parler des droits iniques des landlords à la rente foncière,sans parler non plus des conditions onéreuses imposées aux tenanciers, locataires et occupateurs temporaires des habitations, nous nous bornerons à· appeler l'attention des honnêtes gens i:;url'état misérable des logements populaires dans les grandes capitales, sur leur insalubrité, leur exiguïté, leur insuffisance. Lorsque les travailleurs sont assez heureux pour ne pas être réduits, à se loger dans des caves obscures, dans rles bouges immondes, ils ne trouvent, le plus souveni.que des mansardes ou des réduits dans lesquels les animaux eux-mêmes ne pourraient vivre en bon état de santé. Les membres de la Commissionde salubrité peuvent en témoigner! Lorsqu'ils font leur visite officielle, il leur arrive parfois d'être suffoqués en péné-· trant dans ces taudis; il leur est impossible, d'y séjoumer plus de deux ou trois minutes; ceux qui veuleut par cuf'iosité, ou doivent, par devoir; y prolohger leur sé,jour, ne peuvent le supporter; ils tombent évanouis l Or, tanrlis que l'on entasse ainsi des créatures humaines comme
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