CONGRÈS INTERNATIONAL AGRAIRE 331 de la division du travail; tandis que la' dispersion n'est que de la dislocation . .Le groupement reconstitue l'unité humaine que la dispersion détruit. Par le groupement, on rassemble les membres épars; par la dispersion on éloigne des membres destinés à restei· unis .. Un êt.Pe complet réunit toutes les fonctions et toutes les spécialités. La division du travail ne doit pas aboutir à la de. truction de l'unité, mai à la reconstitution de l'intégrité de la pensée. Le groupement des spécialités n'arrête nullement les progrès de la division du travail, il n'arrête que les progrès de l'isolement et de l'amoindrissement des facultés. La loi de la division du travail reçoit donc des applications différentes, selon que le travaillent' est indépendant ou ne l'est pas. Lorsque l'impôt unique sur le sol nu aura détruit l'omnipotence du propriétaire terrien, les travailleurs seront maîtres de la production et libres de profiter des avantages de la division du travail, comme des avantages non moins grands du groupement des spécialités. Et. ainsi la vie sera complète sur toutes les parties de la planète. Plus on étudie les effets de la réforme agraire par la taxe unique, plus· on constate que cette réforme est complète, et satisfait tous les intérêts matériels comme tous les besoins de l'esprit, tous les droits de l'indiYidu comme ceux de la société. Par cette réforme, nous jouirons d'un libre échange véritable, au lieu du mensonge que nous promettent les économistes orthodoxes (Applaudissements prolongés). M. 'l'ORR, membre du Conseil de la ville de Londres. Je suis heureux d'assister à cette belle réunion d'hommes, venus de toutes les parties du monde pour affirmer un principe d'importance capitale : le droit de tous à la terre. On se demande comment ce droit a pu être et est encore contesté, après tout ce qui a été dit déjà sur l'injustice de l'appropriation absolue et exclusive. Pour ma part, je crois que c'est à la racine même.du droit de propriété en général qu'il faut pénétrer, pour trouver dans son germe le vice clr tous les statuts qui gouvernent les nations. Au fond, c'est une question juridique autant qu'économique que nous discutons. Nous voulons savoir si le droit de propriété a été bien déterminé par les législateurs, quand ils l'ont défini : le droit d'user et d'abuser. Il y a là une confusion déplorable. On a donné la même définition juridique à deux éléments absolument distincts par leur nature, autant que par leur origine et leur destination, savoir: la terre et le travail. Que l'on attache le droit absolu et illimité d'user et d'abuser à la propriété de tout produit du travail, nous ne voyons là qu'une nécessité économique et l'affirmation d'un principe de justice. Tout ce que l'homme prc,duii. lui appartient. intégralement, et d.:,ltêtre· sa
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