La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

232 LA REVUE SOCIALISTE Paris et se rendre en délégation dans la capitale française. Ce sera lè une démonstration amicale entre la France et l'Italie dont le sens politique ne peut échapper â personne. A ce propos Albani fait un grand éloge de Benoît Malon qui coopère puissamment à ce mouvement d'entente entre les deux nations en même temps qu'au progrès socialiste, éloge qui est accueilli par des applaudisséments imposants et des cris partis de tous les points de la salle de : vive la France! Alors a Jieu le vote sur la Commission directrice; l'ancienne Commissionest réélue d'enthousiasme. En ce moment le citoyen Fratti prend la parole pour remercier le Congrès de la bienveillance et du bon esprit qu'il a témoignés pendant la durée de cette assemblée. Il remercie le président B0vio pour l'heureuse direction qu'il a donnée aux débats; il remercie les dames ouvrières qui ont apporté a cette imposante réunion le charme et le lien de leur présence. Enfin se tournant vers le délégué de France, le citoyen Piche conseiller municipal de Toulon ,, et correspondant de la Revue socialiste, il lui adresse de vifs et affectueux remerciements pour sa présence à ce congrès du travail où la France, mère de toutes les réformes, avait droit' d'assister. Sur ces paroles, des applaudissements frénétiques et des cris de vive la France éclatent de nouveau. Le citoyen Piche, dans sa réponse, fait ressortir les intér"êts communs des deux pays et qu'il termine par ces mots: non lasciarci dividere, non lasciarci scorragiare dagli ostacoli sollevati frd di noi dai nemci della libertd della justizia, et del lavoro. Cette conclusion est accueillie de nouveau par des applaudissements et des cris interminables de : viva la Francia ! Enfin après un court et substantiel discours de Bovio, le dix-septième congrès national ouvrieritalienestclos et l'assemblée se sépare dans les sentiments les plus vifs de fraternité et de concorde. Dr ALBERT PICHE,

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==