La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

LE CO~GRÈ~ DE NAPLES 231 Cinquième et dernière séancedu 17• Congrès ouvrier italien. - Au début, de Andreis"réclame l'attent,ion des corporations OUYl'ières ur le triste sort fait aux chauffeüi•s des compagnies de navigation. Il désire que l'état s'intermette et que les fonds de subvention accordés • par lui ne profitent pas aux riches actionnaires seulement mais avant tout aux travailleurs. Puis Turchi lit un rapport relatif à la loi de comptabilité dans les entreprises obtenues de l'État par la coopération ouvrière. Il désire que cette coopération soit rédimée des charges qui les mettent dans une situation inférieure à l'égard du capital dans let1r concurrence. Son ordre du jour est approuYé. On passe à la lecture d'un autre rapport sur la loi <lescommunes. Ce rapport réclame la décentralisation absolue de l'administration à cet égard. La discussion fait ressortir quelques désaccords sur la question au point de vue de la l'intérêt. politique national unitaire. MaisBovio, président du Congrès, prenant la parole, arrange les choses en proposant que l'ordre du jour à cet égard porte la revendication au profit des communes des droits qui leur ont été usurpées par l'État. Cet ordre du jour est adopté·. Le congressiste Panzini soulève une discussion sur la réforme du Codepénal. A cette discussion prennent part de nombreux. orateurs qui tous soutiennent l'état de barbarie où se trouve encore la loi sur les délits et réclament la disparition rle l'emprisonnement préventif de la procédure criminelle. Des arguments très solides et rles considérations très éleyées sont présentés sur ce sujet et l'ordre du jour est voté à l'unanimité sur les principes soutenus. Deux instituteurs primaires faisant partie du Congrés parlent ensuite sur le développement de l'enseignement qu'ils représentent. Ils déplorent que l'État ne fasse pas plus de sacrifices pour répandre l'instruction dans le peuple et attribuent à l'ignorance crassé de la majorité de la population en Italie les misères, les souffrances qu'elle endure.Ils proposent cloneun ordre du jour conforme à leur dire dont !,..approbationou la désapprobation sont renvoyés au futur cong1'ès. En ce-moment le citoyen Albani, faisant partie de l'ancienne Commission directive, propose, vu le manque de temps, de remettre a un autre congrès les autres questions faisant partie du programme des études et réclame que le Congrès actuel procède a la nomination de la commission directrice pour l'année qui va suivre. On passe donc à la nomination des membres de cette nouvelle commission. Une fois les bulletins mis clans l'urne on nomme une commission pour dépouiller le scrutin. _Pendant ce temps Albani demande aux congressistes de répondre à l'invitation qui leur a été faite par le Comité franco-italien de

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