THERMIDOR THERMIDOR POÉSIE SOCIALISTE I Thermidot· fait du ciel une fournaise, Depuis longtemps sont fanés les lilas, A l'atP,lier, l'ouvrier se sent las, Au bras l'outil pJus lourdement lui pèse; D'une douleur il paye chaque effort, Mais le patron emplit son coffre-fort. Le corps harassé, la peau moite, Allons ! ouvrier, trime encor! Pour les besoins de qui t'exploite Te faut-il point suer de l'or. II Thermidor fait du ciel une fournaise, C'est la saison des bains; des.villes d'eaux, Pour le--patron, mille plaisirs nouveaux Viennent de naître, il en prend à son aise. Pour lui l'air pur des monts et de la mer; Pour l'ouvrier, la mansarde sans air. Le corps harassé, la peau morte, Allons l ouvrier, trime encor ! Pour les plaisirs de qui t'exploite Te faut-il point suer de l'or. 233
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