228 LA REVUE SOCIALISTE disant qu'il est Yen11au nom de la France démocratique app orter une accolade de paix à l'Italie laborieuse. La conclusion est : Vive l'Italie et la France unies. - Un nournau tonnerre d'applaud issements suiYis de cris de yfre la France! sortant de toutes les poitrines accueillent ces quelques paroles. Ce n'est qu'au bou t de quelques instants que l'enthousiasme soulevé par cet incident heureux se calme et l'on passe alors au Yote sur la question jusqu e-là traitée et dont la clôture est réclamée. L'ordre du jour adopt é est lc~suiYant : Le Congrès, prenant acte des circonstances spèciales où se trom·e le Comité directeur, reconnaissant que l'action de celui-ci fut toujours inspirée par le sentiment du dernir dans ses affirmations d'indissolubilité des deux questions politique et sociale en recon naissant que l'un des termes du problème ne peut se séparer de l' autre dans la réalisation affirme donc la nécessité de l'œu-ne entrep rise. A la suite de cet ordre du jour, le Congrès examine la question rle savoir dans quelles conditions les conseillers de vigilance clo iYent êtres élus et. quelles seront leurs attributions. Après une longue discussion très intéressante, très instructiYe où les orateurs, entre autres Magliano, Maffi,Albani, ont fait preu ve de la plus grande courtoisie en même temps que de beaucoup d 'éloquence, on réclame la clôture qui est prononcée. Puis, on passe au Yote de l'ordre du jour, lequel établit que les conseillers de vigilance seront nommés par les congrès région aux. La séance a été levée sur ce résultat à 6 heures du soir. Aujourd'hui samedi, troisième réunion à 1 heure de l'après-midi. 1'roisième séance. Le président BoYioouvre la séance. De nombreuses lettres d'adhésion au Congrès ont été lues immédiatement par l'un des secrétaires du bureau. Celle qui a fait le plus de sen. ation a été celle du citoyen Benoît.Malon au nom du Comité franco-itali'en de Paris institué pour la réception des délégués ouvriers d'Italie, prochainement attendus à }'Exposition. La le cture de cette dépêche a ét.ésaluée par des cris enthousiastes de v·i-i;e la France! et de frénétiques applaudissements. Les députés présents à la séance sont, outre G. Bovio, pré sident, les citoyens Maffi, Imbriani, Almirotti, et Andrea, Costa, y assistant avec plusieurs dames déléguées. Avant de commenc er les débats, le citoyen Palazzi, avocat de Gênes, demande la parole pour rappeler que ce jour même est l'anniYersaire de la naissanc e de Joseph Mazzini et réclame que les co~gressistes ouvriers porte nt un salut à la mémoire de ce grand defenseur des droits du trayail . De totis les points de la salle s'échappe alors le cri de : vive Mazzi ni!
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==