La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

LE CONGRÈS DE NAPLES 227· son allocution en faisant appel ponr son pays a une démocratie digne de cet idéal. • Le discours de l'éloquent député de Naples a été couvert d'applaudissements enthousiastes. Le citoyen Félice Albani rend compte ensuite de la gestion de la Commission directrice de juillet 1886 a ce jour. On nomme en terminant, Aurelio Saffi président d'honneu1· du Congrès et l'on désigne les divers conférenciers appelés a prend1·e la parole sur les diverses questions inscrites a l'ordre du jour. La deuxième séance a été ouverte le 2L a 3 heures, par le citoyen Magnoni, vice-président, en l'absence du citoyen Bovio et au milieu ,l'un concours de 1lélégué-;au.-si nombreux que la Yeille. Après une petite allocution du président, le citoyen Albani ,lu comité directeur prend la parole pour ,lonner des explications sur l'ordre du joue qui porte en substance la délimitation politico-socialc des études du Congrès et deuxièmement la part aflérente au Comité directif à l'égard de l'œuvre entrep1·ise par les sociétés ouwières fédérées. Le citoyen Deandréis demande la parole et prononce un assez long discours, en d'excellents te1·mes, tendant à faire bien 8épare1· la partie politique de la partie sociale dans l'œuvre entreprise. Pour lui la Fédération ne doit s'intéresser qu'aux. _prog1·èsécono.. miques en laissant de côté les questions politiques. Le citoyen Imbrian.i,, lléputé, n'atlmet pas qu'on puisse faü•e du socialisme sans s'inspirer de l'état politique dtl pays qui en est l'objet. • Le député Bovio qui,-arriYé, a·pris la présidence rèsume le débat en termes des plus élevés et des plus philosophiques. Il donne le plus grand éclat aux motifs qui ont été émis en fayeur de la non - séparation des tleux objets de la question :ociale, à servir la politique et l'économie, deux sciences qui sont liées comme les deux frères Siamois. Parmi les autre-; discours prononcés ayant le passage au vote sur la question, je dois siguale1·celui de Fratti, éloquent avocat 1·épublicain de Rome. Son discours a été so1,iligné par de nombreux et vifs applaudissements. En ce moment le citoyen BoYio, interrompant la discussion, présente a l'assemblée en termes chaleù't'eux et sympathiques le citoyen Piche, conseiller municipal de Toulon et délégué.de plusieurs corporations ouuières du midi de la France, ainsi que représentant de la Re·vue socù:lliste de Paris, dirigée par le citoyen Benoit Malon. Cette présentation, est saluée par un tonnerre d'applaudis~ements prolongés et suiyis de cris de Yive la France, longtemps répété-;. Le citoyen Piche remercie èn langue italienne les congressist.es italiens de l'ovation qu'ils font en sa personne à la France et termine en

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