226 LA REVUE SOCIALISTE LE CO-NGRÈSDE NAPLES Le 17°Congrès national omTier italien s'est ouYert à raples, le 20 juin à 2 heures, dans la salle Tarsia. Plus de G00 sociétés ouuières et groupes polit,iques de toute l'Italie étaient représentés. Le citoyen Costaguta a ouYert le ('ong1'es en remerciant, les nombreux. représentants yenus de tous les coins de l'Italie et les invitant à discuter l'ordre clujorn' avec le plus grand calme. Puis il a lu une lettre d·Aurelio Saffi regi·ettaut cle ne pouvoir se rendl'C au Congrès par snitc de maladie, et pt·oposant comme p1·ésiclent du Congrès G-ioYannil3oYioqui, a l'instant, est nommé par acclamation. Le bureau est ensuite formé de la manière suiYante: assesseurs, Imb1·iani, Gianelli, Mirabelli, Magnoni et Vernazzi; sec1·étaires : Flo1·enzano, Angeloni, Petrina et (lenuario. On passe en uite a l'appel des représentants des associai.ions p1·enant pa1·t au Congrès; apl'ès quoi l'honorable BoYio se 1ère et pt·ononce un discours. Il m'est impossible <leYous le faire connaitee en détail; je me contenterai de Yous <lirequ'il a été d'une pl'Ofondeur de pensée, ,l'une élénltion philo. ophique et d'une grandeur de style clignes absolument de la haute 1·éputation cle ce maît1·0 de l'éloquence italienne et qu'il a étè prononcé axec cette Yoix profoncle, grave, étendue et riche en tonalité dont la natlll'e l'a <loué.- En résumé Gioyanni BoYioaprès ayoir salué les (lélégués au Cong1·èsau nom rle la démocrat.ie mèri,lionalc de l'Italie et de tou les hommes clepensée, s'est demandé ce que sont ces délégués, ce qu'ils réclament, ce qu'ils apportent a la ci,,ilisation; quel era lem· concours au progrès en fait d'œunes, d"étn,les, de sentiments, cl'opganisalion. - Il les exhorte à discuter sans pa1·tlpt·is la qnest.ion sociale au cœur de cette terre classique des plus grandes utopie , mais de le faire au cont1·ôlede la science et au c1·iblecle la sincé1·itéet de la droiture - il ajoute que la question sociale ne se sépare vas des autres questoins intéressant l'humanité, telles que : les question· politique, religieuse, scientifique, ai-tistique et littét'ai1'e; si la <lémocratie Yeut transformer socialement le monde, la foi·mule sociale, elle doit embras8er toutes ces expressions de l'àme humaine. L'9rateul' développe celte idée en dénionkan l la connexion intime qui existe onlee toutes les b1·anchesdu s,woü· humain et il te1·mine
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