POLÉMIQUE COLLECTIVISTE 201 dictoires, mais analogues au fond, telles que les lois de la propriété foncière et du capital, suffit souvent pour conduire à la solution des problèmes sociaux. 4° Que non seulement le système de la propriété individuelle sans la rente, par l'égalisation des terres, est une hypothèse impossible, mais que, fût-elle possible, elle n'est pas la solution probable. L'inégalité de la rente foncièr·e des individus nivelée par l'attribution de touta la rente à la colJectivité sociale, l'application des procédés scientiques à l'agriculture, la transformation du fermier et du propriétaire, employeurs agricoles, vachers, - des petits propriétaires parcellaires - la transformation de tout ce monde en co-propriétaires du sol et en co-travailleurs opérée, les mutuelliste~ peuvent se rassurer, l'homme serait plus exploité par l'homme, pas plus par l'individu que par l'homme-collectivité, attendu que la société ne prélèvera rien sur le travail des agricülteurs, mais se contentera de disposer le sol conformément aux intérêts généraux. et de s'attribuer la rente, qui n'est pas le fruit du trarnil personnel des cultivateurs, mais bien le résultat combiné des forces de la nature et de la société. II. - RÉPONSE D'UN COLLECTIVISTE A UN MUTUELLISTE. Autre chose est le travail collectif. autre chose la propriété collective, dit la Liberté. Bien avant elle, le rapport de la sP,ction bruxelloise au Congrès de Bâle avait dit la même chose. En effet, il peut y avoir travail collectif là où il y a propriété individuelle, et propriété collective là où il y a travail individuel, cela n'est contesté par personne; mais ce qui est aussi incont~stable, c'est que ces deux faits, travail collectif et propriété collective ont une grande influence réciproque et que chacun des deux est très fayofable à l'autre: Supposez d'abord la terre entrée à la propriété collective sociale, conformément aux vœux du rapport bruxellois, et aussitôt la société peut réunir les parcelles en une seule exploitation, les associations agricoles se forment et s'étendent; supposez qu'il n'y ait plus que grande culture, travail collectif dans l'agriculture, et aussitôt l'appropriation sociale du sol est réclamée par les travailleurs agricol~s eux-mêmes, comme nous le voyons en Anglet-erre et comme cela ressort, du reste, des idées ~i bien déyeloppées par la Liberté, dans l'article« Paysans et ouvriers». Ainsi l'on peut dire que ces deux choses, bien que distinctes, sont connexes et sont tour à tour, l'une à l'aut-re, cause et effet. Qui veut la propriété collective du sol, tend par cela même au travail collectif, à la culture unitaire et en grand. Qui veut la propriété individuelle du sol; tend par cela même au
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