• 108 LA R~VUE SOCIALISTE montagnes, des eaux., des forêts, etc. ; jusque-là nous serons en droit de dire que leur ::-ystème n'est qu'une entité et qu'ils ne sont euxmêmes que des abstracteurs de quintessence . Autrement en est-il de la propriété collective, colle-ci est un phénomène observable. M. Ba.kot1nine a cité en exemple la commune ru::-se,et M. Bo,vel Stepney une tribu cl'Indiens. Certes, la commune rusRe n'est. pas observnble en France, en Belgique, on Italie, en Anglete1°re; nous ne sommes pas non plus des Incliens et nous ne -rivons pas aux i-<Jtats-UnisM. ais qu'est-ce que cela prouve? Si la propriété collective n'est pas un fait obseryable chez nous aujourd'hui, cola démo1itPe-t-il qu'elle n'y er;t pas conforme aux. nécei;;sitéR sociales loRpllrn impérieu:-:es, les plus généralement senties, et que par conséquent ,~llen'y sera pas observable clemain. - Est-ce qu'en Angleter1·e, il y a la moindre tendance ve1·snotre système de petits propriétaires cultivateurs; est-ce qu'il n'y a pas actuellement, dans les faits, tendance à la concentration plus grande de la propriété terrienne entre un nombre de land-lords toujours phrn restreint, ot cette tenclance tout actuelle ne produit-elle pas aujourd'hui déja dans les esp1·its une tenrla11cecontraire, qui demande la. rentrée du sol a la 1wopriété collective, ·et qui demain <lesesprits passera dans les faiti:;,parce qu'elle est seule conforme aux. nécessités sociales qui, (lun côté, Yeulent la grancle prorluction agricole et cl'un autre côté exigent l'égalité entre les hommes. Il est certain que le peuple anglais, le jolll' où il aura usé le système de la grande propriété individuelle ne peut que choisir entre la propriété collective avec la production ag1·icoleen grand, ou la petite propriété ayec la production en petit, et que cette dernière alternatire n'est guère probable daus un pays où l'on est habitué a tous les ayantages de la grande .culture. Et si en Belgique et el) France, le morcellement continue encore sur beaucoup de points, n'y yoit-011 pas cléjà certains faits qui dénotent que la période cle morcellement ya Yers sa fin et que celles d'association et de collecti'risme Ya commencer; ces faits, ce sont rl'une part. l'association coopérative, la mise en commun cles parcelles reconnue comme utile par !"élite de nos cultivateurs, et d'autre part l'application de la compagnie anonyme a l'industrie agricole. Pour le premier cas, citons ce passage du numéro du l7 janvier 1869 élu Journal de la Suciét.e agricole du Brabant !.}ont les rédacteurs ne sont certainement pas de copniyence avec les tra,. vailleurs du Congrès de Bâle 1 « La situation possible des populations agricoles a éveillé ces der- ._nières années la sollicitude des gouYernements et des économistes. ~ Mais les remèdes qu'ils ont proposés, s'ils tendent a atténuer les « maux, ne sauraient toutefois les faire disparaître entièPement. « C'est dans l'a~sociation librement formée que doit se trouver le
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