17ô LA REVUE SOCIALISTE Ainsi, soit que l'on consiclère la r(,forme sous le rapport de la répartition équitable des produits et des richesses, de l'accroissement de la production, de l'abondance et du prix des denrées, soit qu'on l'envisage au point de vue de la eômunération du travail et des profits et salaires, le résultat est toujours le même : c'est l'égalité sociale obtenue avec la liberté complète. Ce n'est clonepas une simple mesure fiscale que je propo_se,mais une réforme radicale de toute l'organisation sociale. Placer l'impôt sur la terre nue, c'est poser la société SUL' son axe. J'ajouterai encore une remarque qui a son importance. C'est que la taxe unique ne peut pas être rejetée par le détenteur du sol sur le consommateur ou le locataire ; elle est forcément supportée par le titulaire lui-même, par la raison toute simple qu'elle rem·erse la loi de l'offre et de la demande. Il y aura toujours plus de parcelles offertes, qu'il n'y am·a de rlemandes. Les demandeurs d'immeubles étant en minorité domineront et feront baisser les loyers jusqu'au 1üveau du prix exact des constructions, de même que les travailleurs qui consent.iront a louer leurs services étant également en minorité réclameront des salaires exactement équivalents a la valeur des produits obtenus. En d'autres termes, le détenteur du sol ne pourra plus se faire rembourser l'impôt par ceux qui achèteront ses produits ; il devra s'efforcer de regagner lui-même sa taxe en produisant davantage et ayec plus d'économie, ce qui diminuera son prix de reyient sans diminuer ses profits. Le système locatif disparaîtra, ou du moins cessera d'être la règle parce qu'il cessera d'être forcé. M. FERNANDOLINDERBERG(Danemark). Ce fut en 1886 que le livre de Henry George « Progress and poverty » fut traduit en danois. Deux ans après, on commença à faire de la p1'opagande par des publications et des conférences sur « l'impôt unique. » Actuellement l'idée nouYelle compte beaucoup d'adhérents. Le Danemark est un petit pays <le 2.000.000 d'habitants, mais sa terre est très fertile et pourrait rendre tous ses habitants heureux; cependant une gr8,nde partie d<:la population est plongée dans la misère. La terre se trouve aux mains d'un quart enYiron de la population. Elle est divisée comme suit : Grandes propriétés (nombre).. Fermes ............. . Maisons avec quelques acres. . Maisons sans jardin ni terrain. Nombre total des proprietés .. 2.000 72.000 68.000 100.000 242.000
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