LOIS ET PRJ:-.CIPES DU DROIT SOCIAL 139 LOISET PRINCIPESDUDROITSOCIAL ~ I. Existence et définition du Droit. - II. Uroit naturel et Droit social. - III. La force établit le Droit. - IV. Le Droit hérité. - V. Le Droit adapté. VI. Violations nécessaires du Droit. - VII. Caractère précaire du développe~ ment du Droit. - Vllf. Les formes ataviques du Droit. - IX. Formule du contrat. - X. Droit actuel et Droit futur. - XI. La solidarité, principe statique du Drnit. - XII. L'égalité, base statique du contrat. - XIII. La liberté, base dyoamique du contrat. - XIV. Récapitulation. I. - Le Droit existe par cela seul que nous existons. Il ne nous est pas antérieur, et n'émane que de nous; nous n'existons pas pour lui, afin qu'il remplisse sa fonction; mais il existe par nous et pour nous afin que nous accomplissions la nôtre, qui est de vivre, c'est-adire de lutter, avec les chances les moins défavorables, contre les fatalités naturelles. " Tou~es les agglomérations humaines - pour ne parler ici que de celles-là - sont régies par le Droit dans celle de ses formes qui se trouve être la mieux appropriée à l'état physique et mental des individus qui composent ces ao:glomérations. Il est féroce ei ignorant si nous sommes féroces et ignorants, doux et éclairé quand nous devenons doux et éclairés. Dans le premier cas, il applique la torture aux accusés ou recourt au duel judiciaire; dans le second, il leur offre tous les moyens de défense en son pouvoir et les fait juger par leurs pairs, ou encore, et ceci l'avenir prochain, il se borne simplement à empêcher de nouvelles violations de ses prescriptions. Ainsi,l'homicide est évidemment la plus grande violation du Droit dans la société moderne; nous sommes cependant assurés qu'il n'en • a pas toujours été de même. La Bible nous apprend que Jéhovah aimait le sang,et Homère nous montre les dieux se mêlant aux combats des humains. Voilà évidemment une grande différence, due à la différence des temps. En voici une autre, due à la différence des circonstances : En temps de guerre, l'homicide est non seulement permis, mais encore méritoire, et ceux qui ont privé de la vie le plus grand nombre possible de leurs semblables sont récompensés. Troisième différence, due, celle-ci, à la différence des milieux, car notre globe inégalement civilisé, présente)ncore dans les diverses parties de sa surface les différentes phases de développement par lesquelles les peuples civilisés _ontpassé: En France, l'homme_qui
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