La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

114 LA REVUE SOCIALISTE tirne, mais elles s'élèvent souvent aussi jusqu'à <lessommes considérables, jusqu'à ùes centaines de mille francs et plus. Voilà jusqu'à quel point l'initiat.ive privée peut se développeP chez un peuple réellement libre de toute entraYe, politique et fiscale. J'en ai fini avec le système <lel'impôt considé1·éen lui-même et en quelque:-unes de ses conséquences ..J'ai encore d'autres choses à vous exposer, non moins impol'tantes. Comme la teJTe était la 1:mule source ùe l'impôt et le supportait tout entier, personne n'a été assez riche pour en posséder une grande partie et J)Olll' la laissr1· improductive. Si l'on rejetait, sur les :200.000 hectm·rs que posséclc, en France, M. <leRotschild, la part d'impôt qu'il aumil à payer cl'apri>s le système chinois, je vous demande s'il pounait longtemps conserver cette énorme surface. Les geandes JH'OIJl'i(•téste1Tito1-ialcs sont donc, en Chine, presque impossibles, à peine dépassent-elles i à 300 hectat·es et de plus elles sont ex.cessrrnment rares. En général, la moyenne ne dépasse pas 2 à 3 hrcta1·es. Un domaine cle 10 hectares est considéré comme un gmnd domaine. Un autre effet de lîmpôt, llUÏa renclu la collecfrrité seule propriétaire du sol, a été de rendre disponible l'épa1•gne qui, 1lan• les pays où elle est consülé1·ée comme une Yalenr vénale, eût été employée a l'acquérir. Le pt'Opl'iétail'e cultinltcut', 1lispensé d'immobiliser une partie de la richesse llans le sol, l'a consacrée à l'améliorer. Et ceux qui, n'ayant pas <le ~oùt pom· l'agriculture, n'.n aient ni le moyen ni le besoin de l'achete1·, ont employé leur fm'l.une à l'industrie et au cornmercr. Ainsi se sont dèYelopvécs, jm,(1u'itun point qu'on ne saurnit imaginee. ce8 deux. b1·anchcs é impo1·tanies de l'activité humaino et cela <l'au·tant plus <1u'aucun irni,ùt obligatoire ne venait les frapper. J'aurais bien d'au! l'es choses encoro à Yous dil·e, mais cela mo ferait dépasser de beaucoup les limites de-votre patience et du temps qui m'est accordé. Voilà donc ce qu'a protlmt, en Chine, l'application cle l'impôt méti·ique que ce Congrès Yient publiquement ox.posei· pom· la pl'Cmière fois en France. C'est un témoignage <1u'ilm'a parn utile d'appo1·ter à notre cause. M. J. BRUCE WALLACE. Irlande. Rédacteur du journal« Bro therhood). L'Irlande succombe sou~ le voids du fléau du larnl101·disme.Les grands propriétaires angfais 1n·éléyent chaque année, sous forme tle rente, un tribut considérnble ~ur le peuple Irlandais. Non seulement ils perçoivent les fermages, mais ils p1•ofüent de la. plus-value 'donnée à la terre~ pai: les cultivateurs. Toutes les améliorations

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