CONGRÈS INTERNATIONAL AGRAIRE 115 foncières, réalisées par les fermiers, sont confisquées par les propriétaires, ce qui décourage absolument les producteurs. A la fin riu bail, le propriétaire ne se contente pas cleretenir pour soi les améliorations et la plus-Yalue, il en profite encore pour augmenter les fermages et imposer ùe plus dures conditions au tenancier. L'injustice de ce système proyoque des peotest.ations et un grand ùésir d'indép0ndance. Le clergé lui-même condamne l'appropriation inclivicluelle et ab:olue du sol par quelques-uns; il affirme le clroit de tous à la tene La teree est un don du créateur, elle doit appartenie à la nation. M. S1-IAW MAXWELL de Glasgow, Ecosse, fait l'éloge du précédent orateur et de son journal Brotherhood. Ensuite il expose la triste condition de la terre et du peuple en Ecosse. La plus grande partie du sol écossais est consacrée à la chasse et aux plaisirs des granùs propriétaires. Ceux-ci transforment des champs ùe culture et de riches p1•airiesen champs de sport et territoires de chasse. Les high landers sont dépossédés Yiolemment et expulsés en masse par les seigneurs. Les propriétés communales sont tombées aux mains de ceux-ci, soit par ruse et vol, soit à nl prix. Douze à quinze membres de l'aristocratie possèdent actuellement plus de la moitié <lel'Ecosse et la misère augmente chaque aunée. Un Américain a acheté, pour en faire une chasse, une terre de 200 milles anglais carrés, ce qui est énorme pour un petit pays. Les habitants 1·estent sans traYail et sont obligés de quitter le pays. La terre, qui devrait produire des denrées alimentaires en abondance, est condamnre systématiquement à la stérilité et fermée au traYail. On ne peut imaginer un plus monstrueüx abus du droit de propriété. Aussi, l'Ecosse est-elle mûre pour la réforme agraire. Grâce à la propagande de Henry George et de ses amü;, la question agraire fait de rapides progrès dans les villes aussi bien que dans les campagne::;, tant les maux, résultant du droit d'abus de la propriété terrienne, sont Yisibles et scandaleux. Nous croyons que l'impôt unique sur la surface du sol fera rentrer la terre aux mains du légitime propriétaire, c'est-à-dire du peuple. La « single tax » (impôt unique) est le remède. (A suivre.) Le secrétaire du Congrès, A. 'l'OUBEAU.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==