106 LA REVUE SOCIALISTE Allemagne (Professeur LouisBüchner, auteur de « Force et Matière »), Etats-Unis, ,\nglctcrre, etc. Nous reproduisons seulement "les clcux. aclresscs suinmtes parce qu'elles rcpt'ésentent les clcnx coumnts ,l'opinion qui pa1·aissent aYoir prédominé, savoir : « l'impôt unic1ue sur la sudace nue du sol » d'une part, et« le rachat de la terre par l'Etat ou les communes» d'autre part. 8 juin 1889. Aux honorables Membres cle la« single tax » (impôt unic1ue)ronf ércnce à Paris. Des affaires urgentes m'empéchent, à mon grand regret, de prendre part à votre Conférence. Cependant je vous envoie c0rclialement mes bons souhaits. Puissiez-vous, pa1·cette Confél'ence, aniYer à un plan uniforme <l'action! Et spécialement je souhaite que nos amis d'Allemagne, si estimés, puissent être convaincus de la faible importance l'elative de la question de l'intérét du capital en tant qu'elle se rapporte à l'œuvre de propagande que uous avons en vue, et qu'ils arrivent à choisir une base plus radicale d'actl()n, c'e:;t-à-dire propager la réforme par l'impôt unique sur le sol (single tax) dans sa forme si simple, et en méme temps si complète et si facile à saisir, sans avoir à discuter la question <lecompensation à accorder aux land-lords actuels. Au nom de tous nos amis, je vous salue cordialement. JoHN \V. ETTEL. (Traduit de l'anglais). Au nom des socialistes du Parti ouvrier belge, rec.fermant dans son sein des ouvriers <.lesvilles et des campagnes, des travailleu:'s industriels et des travailleurs agricoles, bonne chance au Congrès de la Réforme agraire qui s'oune à Paris. Par nous, prolétaires socialistes belges, cette question a toujours été envisagée comme une des plus importantes, comme essentielle. Sans sa solution, point de véritable solution du problème social. Cette solution de la question agraire pour nous est dans l'entrée du sol à la propriété collective; mais cette dernière elle-même nous paraît devoir marcher de p,m avec d'autres réformes radicales dans l'ordre politique, économiqlie et moral, qu'il serait trop long d'énumérer ici, mais dont une partie sont indiquées dans notre programme. Quelle que soit l'issue des débats et des travaux du Congrès, nous espérons qu'ils feront faire un grancl pas à. la question, et nous lui souhaitons plein succès. Dr C. DE PAEPE. Seconde séance, 11 juin, 10 heures clumatin. La séance est ouverte par M. LONGUETp, l'('siclent. M. STOFFEL, de Dm·enter, Hollande, prend la parnle. En Hollande, nous ayons beaucoup de pauyres. 20 0/0 de la population reçoiYent des secours. Dans ma proYince, la Frise, où le sol est le plus cher, il y a des communes où 50 0/0 de la population ont recoms à l'Assistance publique pendant la mauvaise saison. Cependr.nt la Hollande est très riche. Mais sa richesse est précisè-
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