La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

81 LA nE\IUÈ SOGTALtS1'R un pa:-;sanl. l(, p1·<'mie1·Y<'llll, qui ~'t'>tai1.11(-fentlu de :--on mieux conlt·<' cetl<' ag1·e:--:--ionimp1·<•Yt1C'.J:akoolique ll<' :--r som·ic>nt de 1·ien. Il est dan~ un <'ta! de :--!11pc111· a:--:--<'Zrna1·r1m··Pt <111ii1uli<1uernit UlH.' lonp:uP habi tu<l<' <lu poi:--on n'l'i; <·011:--ér1 ll('lll llll'll t une <1 u,1:-;iincurabi lité. Une bizanc1-Ï<' c:--L à nofrr. I1itcqiellé pm· son nom pat1·ony111iqu<:',il n<' 1·épornl pa:--; l'appellc-t-on par son prénom, il l'ClPYC la trtc et lùch<' d<' fix<'L' son a!!enlion. Yien1. ensuite un alcooli<1ue bùta1·1l. Son cas P:--t cm·ieux eu ccc-i, qu'il ayai! mw rnala<li<' 11<'t·n•11se<1ue l'alcool a surcxcilée. L<' moind1·p é('a1·t dP n\ôrnc p1·on><1u<>c-hpz lui cle b1·u)·ants ti·oublcs intrllect uesl. - Quand _j'ai me:--morncnh ,l'alcool (sic)je Cl'ir, clil-il. El il ajout<' : - Je ne suis poul'tant pas un lurbatcur (sic). Je Yeux sol'!ir Pt l1•ayailkr. Le <loctc-01· ::\Iaprnn lui 1n·o111rtde le fai1·r sol'!Ïl' bientôt, et IP malade s'éloip:n<1 calme, 1·éconfodé. Yoici un _jernw Suisse du canton clp:,;{f1•i:-ons. Sa fig-un• rst douce, f'ol'I. intcllig-<'n!r; il 1·<>sse1111J1t, à :-;'y 111ep1·end1·e it ::\I. Pic1·re Loti. J>isons, pm11·ne pas it·op C'haµTÎll<'t' l'lH'lll'eux auleu1· 11<' Mon frèi-e Yres, que C<' C+l'ison a été dans k::; h011JH't11's. 011 i, il a été quelr111c Ü'111ps111ai1·r• lP :--on, illap:e. Pl•é:--<'11t<•111ent il <'X<'l'te ù Pat·is la p1·0fcs:--ion de peint1·<' en büt imenh, Pi. p1·étP11dan>ir toujom·:,; dé 11'nne sobriék Pxe111plai1·c'. CPpcnclant, et :-;ul' les questions 1n•e:-;::;antesde ::\L ::\Iagnan, p<'tit ù petil il ayouc d'ab01·11lP n•r1·c d(' Yin de <1u.ü1·chcu1·<•s, puis ll' cal'<..'aY<'Cla(< gouth' », pui:-; lP Yin pm· lH·i:-;aux 1·Ppas.Comm<' c'est un pt·éclisposé, c'est-il-cli)'( 1 quît a ch• no1ub1·<•uxpm'Pll!s alleints de foli<', il n'en faut pa:-; dm·antag<' pou1· que :-;(' soit (>Y<'illc'.·en lui le tPt'l'ible mal qui (•tait en g-<'1·111cet ](' lùt toujo111·:-;!'est<' moypnmrnt une ab:-;tc>ntiontotale clr toul spi1·itut•ux. Un g1·an<l diable d'italien YiPnt <'nsuite. Il a le front eouwl't d'ecchymos<•s et les deux yeux poché:--. C'est it la suit<' d't11H' <Tise <1u'il a <'lé interné. Il est 1111 ·t>ste un habitué rles asile•:-;,dont il pal'lt' l'm·got; il a, lui a11s:-;i,co111111e il cliL cla11:-;<·<'lang-ag(' spécia l, ses« moments <l'alcool ». Il ayoue , olontie,·s, quarnl on l'i1üe1·1·ogc sm· son enfance, qu'il rie pouvait pas suivre sa voloritc'. El !ous ces infortunés Yicnn<'JÜ à leur tour s·asseoit· à côté <lu métlPcin .. \. tou:-;i 1 !ait éi p111lt·eles mains, cloig-ts étal'lés, pour pouYoi1· constal<•1·lP ,legT<'·<l'agitation alcoolique. Pom· tous il a <le C<'s douces pm·oks qui, jointes au régime ùe la maison, font plus pour la g-ué1·ison des sujet:-; que les rnt'1licanwnts qui leur sont aclmin isti·ès. Pa:-;son:-;au :-;('J'Yicedes fernnws, à lll'rsent.

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