78 LA REVUE SOCIALISTE tristes incliYidus ,lispm·aissent, et la bl'ute p1·imitiYese montre clans toute sa hiclem, rien que dans l'état ,l'inesse 01·dinairc; hélas! trnp 01·clinair<p' om· cl'aut;nns. Cc qui nous sauYC',passanb, des manies furieuses lles Ïn'ognes quE'nous c·1·oisonsà chaque pas les jours <lEp' a;re, c'est la pm·aly!-ïie partielle <lont ils sont f t'appés et t1ui1·end lem·s gestes rebelles a lClll'YOlonté. Folie passap:ère, que dissipent quelques hE'm'es<le sommeil, soit; mais folie quancl même. Supposons que cette folie p1·enne un mécanicien de chemin <lefer, sur sa machine, en route.Le lait s'est produit ... Puis l'alcoolisme p1'e111clliYel'sesformes. Pom· ne pal'ler que ,les troubles <lela nie. <leshallucinations, il n'en faut pas chwantage pour qu'un tl·ain aille se b1·iser sur un obstacle, si le mécanicien a cru Yoir <lessignaux ,l'une coulem· clifférnnte <leceux qui se h·ouyaient sur la Yoie. Aussi, comme il est prnfon,lément yrai, ce mot ,l'un Yieil oun·ie1· entendu l'autre jour au coin ,l'une rue populeuse, où j' enais, toujours épris et sans cesse étonné <lesrnulti1iles C't renaissantes beautés ,le notre cher Paris. Des ap:ents emmenaient un iYrogne exaspéré, clangereux aux autl'es et à lui-mème sui-tout, ayant manqué deux fois cle rouler sous les roues <lesYoitures, frès nomb1·euses à ce ca1'1•efour. - C'est un fou, me clit le Yieil ounier, qui, comme moi, regardait ce triste spectacle. - Non, lui dis-je, il est iue seulement. - C'est la même chose. III. - UNE VISITE A LA SALPÊTRIÈRE. C'est en effet à l'asile des fous que YiennE'nt échouer les buyems inconip:ibles. Transportons-nou!-ï donc clans une de-ces géhennes où le grancl Pinel abolit jadis le cabanon et la tol'tlll'e, mais qui n'en demeurent pas moins les réceptacles des plus ho1·ribles maux qm puisgent assaillil' l'humanité. Nou.- sommes à la Salpêtrière. Ap1·ès ayoir traYeesé l'immense jardin qui occupe toute la première cour, nous passons sous une Yoûtc, frayersons une auh'e coue, suiYons sans dé.-iel' une rue assez longue - car à la Salpêtrière les aYenues longeant. les yastes co1·ps de bàtiments sont appelées rues et portent. <lesplaques indicatrices; cette rne est la 1·uede la cuisine. Nous la voyons en effet, à notre droite, cette cuisine, dont la batterie reluit.De temps en temps, une fille de service ou une pensionnaire sort rle la cuisine, portant précautionneusement deux assiettes en tortue par l'interstice ,lesquelles s'échappe tm fumet :ippétisgant.
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