728 LA HEVUE SOCIALISTJ<: « même; maii-iil faut pour cela qu'elle soit très forte. Dans l'intérêt « même de l'Aufriche, elle doit ayoir une rnarc1ue et <les attaches « offlcielles, afin que les pays où YOU'Y> oulez établir votre prépou- « dél'ance sacheuL que les capitaux. qu'ils appellent et qu'ils Yont « rcceYOÎl' leur yien<ll'Ontpar YOUS. » C'est dans le but <le naturalise1· autrichiens les capitaux. français 1lestinés aux. pays sue lesquels l'Autriche Youlait. établir sa prépon- <lérance, que M. Bontoux. <lècloublason centre cl'opérations, en partie transpoi·té <le Paris it Vienne pm· la fondation <le la Laencler Bank. Malheureu:--ernent pour lui, l'ex.ü111sionconsidérable prise par ces opfra(ions alarma les HnanciC'rs allemands qui se coalisèrent pour lui faire échec ... une fois son 1n·ogi·;unmc>des Balkans 1·éalisé, l'affaire des chemins de' fe.1·sc1·Jws con<:lne. Quoi qu'il en soit, la Laernlei· Bank fornléc', les <kl'lliè1·es conn·ntions ai·1·êtées avec le gom ornement autl'ichi('n, les agents cle M. Bontoux. se rendirnnt en Serbie et là se clérnnlèrent k•s péripéties <l'une comé,lie polilico1inancièrc <lont le vicomte Emmamt(•l d'Uarcourt et le barnn de Bourgoinµ:, alo1·sconsul gc;n61·aldl' F1•,mcc à Budapest (1), tenaient les 1i!s. - Un publiciste c1ui a suiYi ce:-;pfripdies, les a racontées clans une s(•rie d'a,·tic:lcs <luplus haut in!frèt pat'us en 1881 clans le 11fot d'ordre, sons la signal u1·e E.,·terior. J'y renYoie le lecteur friand <l'aiw,loctes politic1ucs scandaleus0s. Il ne' su('fisait pas ù L\.utrichc, d'a,yoi1· en main l'élément finan- _cier; il lui fallait -rainci·e enco1·e la 1·ésislanc-eaclin.1·néecles Serbes, hostiles en géuérnl à la construction d'un c-hemiu de fc1·reliant Bclgrad0 au tPniloü·e austl'O-hong1·ois. C'·est-à-<lirc ouvrant le pays a une intenPn !iou auti·ichiennc toujom·s é,cntuclle. Encore moins rnuhtiP1ll-ils d'une co111paguicc· onccs:--ionnai1·com·c1·tcmcnt aufrichicnne, malg1·é la nationalité franc_:aisc'de sci-ifondatem·s. Aussi le -ricomte d'J Iai·coui-t clut nrnlliplie1· l<'s vots cle , ins et lE's subYentions. Le pati·iotisme :--0rbe, LJ-èsexcité pm· ks agents <lela Russie, se déchainait ayec Yiolencc contre le p1·ojet (le concession ... Cependant, pour êti·e cornpt·imé, le :--enliment national ne s'éteignait pas. Il pe1·si,da, inclomplable (2), anatllématisant Garachanine, (1) Je me borne à signaler, en passant, à M. Drumont, la trahison de ce fonctionnaire français, aujourd'hui membre du conseil d'administl'ation de la Compagnie des cbrmins de fer serbes. Par l'exemple de M. Bootoux, du vicomte Emmanuel d'Harcourt, du baron de Bourgoing et d;: bien d'autres que je pourrais nommer, on voit que le capitalisme catholique ne le cède en rien en scélératesse au capitalisme juif et qu'au point de vua français, les deux internationales se valent. (2) Un simple fait fera comprendre combien le gouvernement du roi Milan avait peu de racines en Serbie. Tandis que les journaux progressistes, subventionnés par les capitalistes français, arnsi que tous les autres journaux austro-
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