La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

726 LA REVUE SOCIALISTE Garnchanine, etc. (Ristitch, au dernier moment, s'étl).it retiré devant l'indignation populaü·e que la Co1n-ention <le j nille(, 1880 aYait soule, ée), pom· al'l'irn1· à lem· fin, durent 1·épand1·e à flot la éOJTnption et la (,ei·reu1·pofüiques autour d'eux. Ainsi que je l'ai rlit, en 1873-1883, il y eu(, en Serbie une véritable efflor·e·œnce intellectuelle <1uic;oïncicla aYCCun mouyemcnt très prononcé du nationalisme panshwe et une agitation socialiste con:,;iclérnble. La jeunesse se1·be, do retom· <lesécoles de Paris et <leZm·ich, appol'tail clans le!'.-cel'cles des jeunes gens <lesidées nouYclles de progrès qui ne tardaient vas à se fondre là-bas 1lans un ensemble de reYClHlications à la fois sociales et nationales. L'agitation 1wo,oquée pm· cc èom-aut 1l'itlérs ü·om ait son aliment natm•pl dans l'inYasion économir1uc rle la Se1·biepar les financie1·s austrn-allemands. La guenc sociale aux capitalistês était en même temps une guerre nationale. Le prince Milan rép1·ima ce cour·ant aY9c une fé1·ocité impitoyable. Les deux frè1·es Mm·kowitch, Vclimirowitc:h (aujolll'<l'hui ministrn <lestnt, aux publics), Tauehanowitch (aujounl'lrni ministre de l'intériem·), Gruitch (cher du cauinet), Pachitch et tonte une pléia1lc de jeunes gens fmeut pet·sécutés, emprisounés,ex.ilés: quelques-uns comme Jeph1·e111:.\Lu·kowitch, Yainquem· des Tu1·cs à Ak-Palanka, sa feumw, Hélène Baüch, Knitchanine, assassinés daus lem· p1·ison par onl1·e clu roi l\IiJan. La résistance fut d'autant !)lm; hé1·oïque que la 1·ép1·essionétait plus irnplaeable. Enfin, en 1883, le peuple-sc1·be ayant élu une Skouptchiua 1lans laquelle les ra{licaux socialistes étaient eu majorité, :.\Iilan pronon\a sa dissolution et empi-isonna tous les rc1n·éseutants sur lesc1uels il put mettre la main. Les 1lé1mté-.r;estés libt·es p1-irent les al'llies et furent Yaincus à Zaïtchar. Après leur Lléfaite, Milan fusilla et exila ceux <le ses ennemis faits p1·isonnü•1·s, et l'ol'Cl!·e1·égna en Se1·- bie. Les 1inanci<m-;austi-o-alleiuands 1,ul'ent, a lem· aise, 1·api11e1la· :-mbstance du peuple sel'IJe, c1u'ilsse padagcaicnt ewrnile ayec le l'OÎ Milan et ses 1ia,1·üsans. La constructiou des chemins <le fer sei·bes, ai-je <lit, fut <lécidée au eong1·ès tic Be1·lin. Ici, pom· nous pet·rnctl1·e <lejuger l1uel inté1·êt, cette consti·uction p1·ésentaü pou1· l'Auti·ichc, nous ayons une déposition p1·écieuse : celle <lu fouùaleu1· même <le la Compagnie qui, dans un lin·e justificatif, a pl'is soiu de nous ex.poser lui-même l'œu,Te allemawlc et anti-française qu'il poLu·suintH, L'll expol'lant <leFnmce en Aull'iehe uue val'tie des capitaux nécessaires à la 1·éalisal1on de C<·c1u'ila pompeusement appelé son « pl'ogramme <l'Orient ». Voiéi ,nec quelle lamentable tt·anc1uillité <leconseicnce M. Bontoux s'cx.1n'in1e à ce sujet dans le plaidoyei·C?)pro suà intitulé: l' Unzon générale :

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