716 LA REVUE SOCIALISTJ~ Tout cela jusquici est, on le Yoit, d'une exécution rapide et facile. Il ne s'agit que clequelques acldiLion:-s;upJllén1entaires. Le pi-ohlèrne qui peut sembler plus (klicat et 1lont la solution, du reste, doit être exclusiYernenLréset·vée au bureau central 1luchef-lieu, est celui-ci: ('omnwnt Ya-t-on opérer maintenant, d'une rnaniè1·c équitable, la répartition du siège entre les <lifféreu1.eslistes? Il sernbl0, au p1·cmier abord, 11ue la 1•éponsc à faire est bien simple. EYidernrnent, di1•,1-t-ou, celle 1·éparLition doit se faire au p1·ora.tades chiffres électoraux, et les sièges, ainsi déYolus it une liste, den-ont être attribués a ceux des candidats ile cette liste qui amont obtenu le plus gl'arnl nombre de suffrages. Cela se1·ait en effet tt-ès simple ·i l'on aYaiLtoujom·s affail·e à iles chitf1·es électoraux exactement. 1liYisiblespa1· le quotient électoral, c'est-à-di1'e par le quotient. obtenu au moyen <le la 11iYisiourlu nombre des Yotants par le nombre des sièges à réparti1·. Je rn'ex·pliqne par un exemple. Yoici une élection <lans laquelle il y a eu 70.000 votants et où sept sièges sont à distl'ibue1·. 70.000 cliYisés pai· 7 11onnenL10.000; c'est le quotient électoral. Cela yeut ,lire qu'autant de fois une liste ama obtenu rlix mille Yoix, autant de fois elk aura droit à un siège rle re1wéscntant. Or, la liste A a eu 30.000 voix, la liste B :20.000, la liste C 10.000, la list.e D 10.000. Il est tout naturellement attribué trois sièges a la liste .\..,rleux à la liste B, un à chacune des deux autres, et. les se11t sièges se trouyent ainsi très ér1uitablement et très propo1'tionnellernent répal'Lis. Mais malhem·eusement c0la ne se pass0 jamais tle cette façon dans la pratic1ue ! Les chiffi·es électoraux des listes ne se frouYent jamais, comme ,lans l'hypothèse cidcssus, exactemcnL diYisibks pat· l<'quotient 6ledornl ! I1 reste cl0s excédants plus ou moins considfrables et la l'épartition ne peut plus ::-efail'e ayec la même équité. C'est. là qu'interYient alo1·s un prncé<lé' au::-sisimple qu'ingénicux, imaginé par un publiciste Leige 1listinguè, M. 1l'IIondt, et qui a élé adopté par ;tous ceux qui s'occupent de cette grave <1uestionde la représentation proportionnelle. C'est celui rlit 11u chzff,·e répartiteur. Je ne saurais mieux faire, pour l'exposer, que <lelaisser la parole a M. d'Hontlt lui-même : « A supposer, dit :M. d'I-Ion<lt,que, clans une élection pom· trois députés, trois listes fussent en pré. ence et r1u'ellcs 1·éunissrnt respecfo·ement 1.550, 750 et 700 voix, ensemble 3.000, le système du quotient amèneeait ce résultat., souYerainement injuste, que la majorité <lesYolants n'am·ait que la minorité rl(,s sièges. 1,000, en effP,t,étant le quotient de 3.000 pht' !3,la première liste obtiendrait un siège parce qu'elle a réuni plus de Yoix. que le quotient et chacune des deux autres listes en obtiendrait également un parce qu"elles possèdent un chiffre de yoix non représentées supéeieur à •
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