La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

692 LA REVUE SOCIALISTE besoins, et à. ne plus se faire considérer que comme une couyeuse d'enfants. Donc, puisque la femme, malgré l'infériorité quantitat.iYe <leses forces physir1ues, supplée de plus rn plus aYantageuscrnent à celtr inffriorit(\ quantitatiYe par une supériorité qualitatiYc, c·rstà-clit'C'par ses aptitucles, qui remplacent de plus en plus les fol'ces musculai1·es de l'homme; elle doit reti1·et' de son traYail, au moins les mêmes ayantagcs sociaux. que celui-ci, et socialement, si 011 tient compte dans le facteur de la force humaine de la qualité, on cloit décrétc1·, YU l'apport social cle la femme, l'égalité physique de l'homme et de la femme. i\lalgl'é toutes les causes naturelles qui affaiblisscnt la femme, nous pom,ms di1·eque, lorsqu'elle sera traiü_;c plus hu111aine111011l, l<ll's<1u·c11en tra;rnillera plus le jour à l'atelier et la nuit a fai1·e l'ounagc ,le la maison; lo1·squ'elle aura subi une bonne é<lucalion physique, lorsc1u'ellc pourra tran-1.iller selon son goùt, ses ten- ,lances, ses aptitudes, les dispositions naturelles rle son sexe, et aussi loesqne la science' sera entir1·ement à son senice pour la seconri1· clans ses moments critic1ues, pour adoucir ses soufft•ances, climinuc1·ses peines, c'est-à-dii·c lorsque le Socialisme sera l'ot·<h·e social du moJHle, nous pouYons aJfü•me1· qu'rtlo1•::;les forces physiques cle la femme se1·ont bien p1•ès,sous le rappoet quantitatif, de yaJoir celles ,le l'homme; pour quant au poin(<lc Yue qualitatif elles se1·01it<1cbeaucoup supérieures à. celles de ce dernier. Conséquemment l'égalité physique de l'homme et de la femme s'imposera et s'impose mème actuellement, si l'on tient compte qu\tYec l'état et le déYeloppement de l'industrie, du machinisme, la femme devient toujou1·s de plus en plus apte que l'homme aux ti·avaux.. III DE L'ÉGAL[TJ~ INTELLECTUELLE DE L1 lIOMI\IE ET DE LA FEI\Il\IE. Poue teaiter co1iyen;-1.blementcette question il serait nécessaire ile rechercher autant que possible cequ'ont été la femme et l'homme clans les diYer ·es périodes de l'histoire, dans les multiples époques du passé, et de connaître exactement ce qu'ils sont, pour prévoir, d'aprèf. les causes qui font éYoluer notre espèce et la société, ce qu'ils seront. Mais un pareil trayail ne peut être fait dans le cadre ,le cette étude. Plus tard, si le temps et les circonstances nous le permettent, nous l'entreprendrons et tâcherons de le mener à bonne fin. Tout ce que nous pouvons dire pour le moment, c'est que l'histoit·e et l'ethnographie s'accordent à démontrer que plus on s'enfonce dans le passé, plus on s'approche ile l'homme primitif, plus les sociétés sont inférieures, plus la femme est l'humble servante. l'es-

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