L'ÉGALITÉ DES SEXES 691 Cependant il serait bon de connaître exactement dans qtrnllos proportions los for:cesdes deux sexes se trom·ent. Pent•on arlmettt'e P1'ourlhon, qui dit qu'en moyenne, la force physique de l'homme est à celle clr la fpmme commr 3 est à 2. Le rapport numfrique de 3, à 2 irnliquc clone, ajoule-t-il, le rappol't de ya,Jcur enil'e les sexes, à cc premier point de yuc. Admettant que chacun, soit dans la ramille, soit dans l'atC'lier, fonctionne et trarnillc selon la puissance dont il est doué, l'effet produit- sera da,ns la,mêm<' propoetiou, :i est à 2, conséquemment, la répartition dos avantages, à moins qu'une influence d'une autre nature n'en moclifle les te1·mes, cloit êi1·ctonjolll's dans cette proportion, 3 est à 2. « Voila cc quo dit la justice, s'écrie Prornlhon, qui n'est autre que la 1·econnaissance tlcs 1·apporis et que nous comman,le à tom;, hommes et femmes de fafre à autrui comme nous You<lrionsqu'il nous flt lui-même, si nous étions a sa place. Qu'on ne Yiennc du droit du plus fort : Cc n'est lit qu'une misérable équiYoqne a l'usage des 6n1ancitJécset de leurs collalJoratern·s. Supposons, dit-il, pour conclure sm· cc point, doux 1·ace~ d'hommes mêlées dans un pays, dont l'une soit physiquement supericure à l'autre, comme l'l10mmc l'est à la femme. Admettons quo la justice la plus sévère p1•ésicleaux relations cle cette societé, la race fodc, a nombre égal, et toute: balance faite, obiicl](lra 1lans la proportion collecti rn trnis p,wts sur cinq, ci par la même raison la YolonLéde la race forte 1Jèsc1·adans le gouYcrne111cntcomme 3 contre 2, c'est-à-dire qu'a nornlJt·eégal elle commandera ;'t Lwtre, ainsi qu'il ar1•iyodans les sociétés commanditées, ou les décisions se prennent. a la majorilé dos actions et non dos suffrages. Eh bien c'est ce qui osi aniYé pour la femme.>) Sophisme que tout cela. Tout <l'abord, après êWoirdit, comme nous l'avons fait plus haut, que la force physique do la femme n'est inférieure à colle do l'homme qu'en tant que quantité, nous ,pournns dire quo cotte faiblesse est bien rachetée qualitatirnmont, surtout ayoc l'état de l'inrlust1·io moderne. On sait que dans toutes les branches de l'industrie, que partout où. la femme a remplacé l'homme elle l'a remplacé et elle le remplace ayantageusement. Pour tous les travaux qui exigent une promptitude, une certaine YiYacitéde l'esprit, une grande dexté1·ité, un esprit de goût, de classification, <le minuties, la femme est souvent supérieure à l'homme. Le développement imprévu du machinisme supprime de plus en plus l'utilité et la -raleur de la force musculaire. La femme peut faire presque tous les trayaux; pal'tout où. elle rentre, c'est à son honneur. Son introduction dans l'industrie sera une des plus grandes causes de la disparition de la famille actuelle, et une des causes de son émancipation. De plus en plus la femme arrivera à se passer de !'.homme pour subvenir à ses
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