690 LA REVUE SOCIALISTE • mati on !les rncmbreR; ils n'ont pas leR mêmes mœurs, les mêmes habi !.wles, le même caraclère, les mf•mos pasRions; on trouve cles diffé1·cnc<'Rjlrnqne dans les malarlieR. En p:énéral, lm, forces Yitales Ronl phis <l(>yelopp<•esclH'z lrs m,Ues r111echez les femelles; les épaulc's -;ont plus laq):es, plus épaisses, pins (01'tC's, les memht·c,; miC'nx.musclés. La femme a des formes anonclirs et gracieuseR; les 'dépn'sRions lai;::;séespar le!'-espaccsintrrmusc.;ulai1·es Rontremplie!'>rlo tissu cellulaire. Les hanches cL le IHlRsinsont largci:;, éyaséi:;, les cuisi:;es ioi'les et plus écai·tc~es, leq mamelles beaucoup plus déYeloppées et plus saillantes. Le système osseux <le l'homnH' est phrn clewloppô que celui <le la femme, il en est ile même clu système pileux.. La 1)('ancher. le 1n·rmir1·est rngnrusc et !l'une couleur trrne, tancl is citù•lle est lisse, douce et blanche chez la femme. La parole est 1ilus fol'te chez l'hommc,plus tcn!lt'<'cl plus !louce chez la femme. J>r Lous ces faits, il ressort clairement c1ueles forces physiques de la femme sont. inférieures à celles de l'homme. L'égalité n'existe donc pas entre l'homme cl la fcmmt', soil au point de Yuo physiologic1uC',soil au point 110yue physir1ue, si, bien cntcrnlu, l'on ontcncl pai· égalilé, conformité prC'sc1uoabsolue ot équinllence de forces, do fonclions. Au point de vue physioloµ:ique, la femme cloit être consiclé1·ée commC' inférieure à l!hornme si on consi!lr1·C'les faiblesRes, los maladies auxquelles E'llc ('<.;ta<.;sujettie; et comme Rupél'ieure si on consid(•re la somme cl'C'fforts,!lOtrantil c1neson sexe lui fait clonnet• a la socié•té. Bn aU1rmant qu'au point do yue physique la femme est inférieuro à l'homme parc<' que ses forces Yitales Ront plus faibles, on ne tiC'nt, ce nous semble, pas assez comvto 110la quantité cle forces physiqurs que clépense la femme pour les importantes fonctioni:; de son sexC'. Le travail clos fonctions srxuelles clc la femme clans la reproduction esl énorme, compa1·é à celui de 1'110mme.Celui-ci ne prencl 1i1:wt à l'effort reproductif que pendant la conception. Toul son tmYail se bome à la copulation. Une fois la fécondation accomplie, l'homme ne fait et ne peut plus l"ien faire pour le développement de l'être qu'il a ai<lé à proc1·écr. Conséquemment, la fonction physiologique du sexe femelle étant, bien plus grande, il eRt clone comp1•éhensible qu·une grande vartie !le ses forces physi<1ucs s'épuisent <le ce cùté. Si la supfriorité clu sexe femC'lleso1isle rapport ~lufrayai] quC'font les fonctions sexuelles pour la 1·cp1·01luctionde l'espèce ressort clair('mcut, il 1·essort clairement aussi <1uel'inégalité <les forces physiqurs des deux sexes est bien moins grande qu'on le croit, tout cl'abor1l, et qur la !liflérence dériYe plutôt de la façon dont chaque sexe emploie les forces organiques.
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