688 LA REVUE SOCIALISTE monde sait bien que les femelles de beaucoup d'articulés (1) sont supérieures aux mâles, comme instinct, intelligence, et q~1'ilen est presque de mème chez tous les animaux. En général, chez toutes les espèces animales, la femelle a plus de prudence, plus de prévoyance, plus d'instinct. Presque toujours elle seule soigne ses petits, et les défend courageusement lorsqu'ils sont attaqués, tandis que le père vagabonde et les a abandonnés depuis longtemps. S'il y a un sexe inférieur chez les animaux, c'est incontestablement le sexe màle, pour lequel, on ne peut rernndiquer, pas plus l'intelligence que l'amitié, mais seulement sa force physique qui, bien que plus grande, n'est pas suffisante pour ...-aloirl'intelligence, l'attachement, l'amitié qu·a le sexe femelle pour sa progéniture. Nous croyons donc, sur ce point, que, s'il y a inégalité entre les sexes chez les animaux,c'est en fa...-eurtlusexe femelle,puisque le sexe m1:Uen'est supérieur a l'autre sexe qu'en force physique, tandis qu'il lui est inférieur en force intellectuelle et en force morale. Il est évident que le sexe femelle doit cette supériorité à ses fonctions, à ses attributions naturelles, a sa sensibilité qui est bien plus grande que celle de l'autre sexe. Les diflérences qui séparent les organes génitaux des sexes d'une même espèce, marquent la distance qui existe entre l'espèce et les espéccs heemaphrocli tes; elles marquent aussi le degré d'organisation, d'élévation qu'occupe l'espèce dans la série animale. Ainsi, on sait que certaines espèces animales, telles que les mollusques, ne sont qu'a clemi hermaphrodites, c'est-à-dire qu'eiles ont beaucoup d'individus qui sont. unisexuels. Ces espèces marquent le point de départ des espèces à deux sexes bien tranchés, et, plus on s'èlèYe dans l'al'bre généalogique de l'animalité dont l'homme occupe le sommet, plus la différenciation des sexes s'accentue, et non seulement pour les organes génitaux, mais aussi pour tous les autres organes, morphologiquement et physiologiquement. En général, plus les sexes s'éloignent <leleur point de départ par leurs différences morphologiques, plus est éleYée, dans l'ordre animal, l'espèce. Les difféeences morphologiques des sexes d"une espèce doivent, tout au moins, signaler le degré d'organisation physiologique de l'espèce. Elles ont dû apparaître avec la formation des sexes, avec la différence physiologique qui s'est opérée entre les indiYi<ul s d'une même espèce hermaphrodite. Il y a une théorie qui prétend que les deux sexes ont les mêmes organes, toute la différence porte- (1) Les deux espèces animales les plus intelligentes de l'animalité sont celles chez lesquelles les femelles ont la suprématie; ce sont les fourmis et les abeilles.
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