La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

686 LA flEVUE SOCIALISTE choses. Chaque chose n'est envisagée et traitée que sur un cle ses ccîih, el c'est sur cc côté, c'est-a-dire sur unc parcclle de Yét-ité, fJtH'l'on édifle clegrnndes théo1·ies, de nou-rellcs philosophies. Où ieons-nous ainsi ? A la con(nsion des esprits. D(•ja, une foule tl'intellip:enccs sont désorientées, et non seulement en cc qui concc1·ne les g1·arnles conceptions sciontifiq nos, mais aussi pour cc qui regarclc les questions sociales les plus iml)Ol'tantes; de là Yient leur sccpti<.:isme,l'imliffércnce üu plus gTancl nombre. Il est plus temps que jamais, clcfaire entrer clans le domaine des fo1·ces sociales une fone humaine nou-rclle, qui, vie1·gcde>tout grand combat politique et ('conomi<1uc,YiYifiera les ancie>nneset les conduira à l'assaut ,les gmndes 1·éformes sociales. Celte fo1·cc,c'est l'ayènement do la femme dans toutes les fonctions politiques, économiques et sociales. Quc les socialistes, que les frayailleurs 1·cchcrchent l'appui clos femmes pour les 1·e,·ernlicalions oun·ières; qu'ils les voussent a demandel' a-vec eux les réfom1es sociales; fJtl'ils leur inculqucnt une instruction socialiste; ils les sor1front de>s influences néfastes des p1·(,jugés c1u'ellcs ont; les é>mancipant eux-mêmes, il les mettront au grand jour, et ils tronYeront en elles, la puissance aYe>claquelle ils éc1·ascronl toutes les forces politiques et 6conomiqncs réactionnaires el. bourgeoises, avec laquelle ils trnn::;f01'moront la société. Il est clone <lu<lernir des 1sarnillcurs de mettre en tète de toutes les ç:rancles l'l'forrncs à accomplir, le rlonhlc affranchissement de la moitié clc l'espëce humaine. La femme a non seulement besoin d'être, comme nous, clélin'éC de la senitucle économi<1ue,mais il est d'abonl nécessaire de l'affl'anchir de la sujétion que nous lui arnns toujours fait subir. L'abolition de la servitude féminine fera plus pour le progrès social que toutes les réformes polilic1ucs. l\Iais, pour pousser les hommes à émanciper indiYi<luellement la femme, et pour qu'ils réclament son concom·s pour mai·chcr à la conquête clc la comvléte émancipation humaine, il es(. nécessaire qu'ils n'aient plus le préjugé de l'infériorité féminine. C'est pour cela que diYe1·sesélucles ont été faites r6cemment et que celle-ci a été tentée. I GENÈSE ET ÉVOLUTION DES SEXES Aux premiers clegi·éscle la vie, les êtres cles clcux. règnes n'ont pas <lesexe caraclét·ise. Ils se rep1'oduiscnt par bipartition, bourgeonnement, sectionnement. Ar1•iyé à son entier cléveloppcmcnt, l'incliYidu se segmente en deux pal'lics 6gales, (bipartition) ou inégales (bourgeonnement). Les monères se diYise>nten deux parties égales, les polypes,

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