La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

fiÉTIF DE LA B ClETONN E 665 sort qui attell(l la Terre. Peut-être, cependant, la Lnne n'est-elle pas morte. Elle est, çomme tous les corps célestes, pa1·tie de l'ètre principe. « Le Soleil est le mari et le père de toutes les planètes; il serait certainement Dieu s'il était le seul soleil dans la Nature. « L'être principe n'est pas bon, il est juste; ami de l'ol'dre ordinal par essence et jamais bon, c'est-à-dire indulgent à la riolation des lois de la natuee. Sa substance est un fluide réel, le plus subtil (le tous : le fl,uide intelligenciel. La matière du Soleil el"-tcelle de Dieu, Soleil des soleils. Tous !"-Ontanimés et veuvent donner naissance a cles êfres YiYants. Les hommes solai1·cs, portés dans le centre unii1ue, qui sel'ait aloes le pa1·aclis,y seront plus heureux, plu· Iongènes et peut-être en est-il qui jouissent cle l'immortalité. » Pom· qui a lu la Théorie des quat1·emouvements clu g1·and socialiste, l'analogie est parfaite. Mais an111çonsencore et nous clécounil'Ons, chez l'étonnant polygraphe, une obscure iclée du tl'ansfol'- m1sme: « Pour les animaux, ils rloiYent nwier suiyant le milieu, comme l'homme; il a pu y aYoi1·d'abord quatl'C fa111i !les cl istinctes. Tous les hommes ne sont pas s01·tis cl'un seul homme. Il est possible que r homme ne soit que le clernie,· terme d'une p1·ogression.;en tous cas, il est le frè,·e aîné des autres animaux. u Nous ne pé1·issons pas 1·éellement : un fils est son père nouYellement indiYiclualisé : « Aussi le célibat cst.-il le plus g1·and <les malheurs et, j'ose le tlit·e, le plus ·~1·anù des crimes lorsqu'il est Yolontail'e. » << Ou l'homme est sorti de la terre ou il est la. pet-fection de l'animalité. La Ye1·mine de l'homme e t une p1·oduclion tle l'homme, comme l'homme est. une production du globe dont il est le parasite.» En descendant de l'homme jusqu'au reptile. Rétif ne tlonne, dit M. As:=;ezat,qu'une classification tort peu suiYie <le l'homme aux singes de différentes e::-pèce·, puis au chien, qui est certainement, dit.-il, une espèce de singe carniY01·e, aux différents mammifères, aux amphibies et aux reptiles. » Mais reprenons l'ex.posé méthodique de la doctrine de Rétif. « La même gradation se montre dans le: Yégétaux. La nourriture Yégétale se transforme en notre substance. Les Yégétaux ont un moi moins parfait que celui des êtres animés et mouvants qu'euxmêmes ont un moi de moins en moins parfait en descendant de l'homme aux singes, etc. << Concluons que les molécules organiques, èombinées sur notre globe et sur toutes les planètes, sans doute, sont analogues entre elles; qu'il n'y a de différence que du plus au moins; que toutes sont immortelles, indest.ructibles comme Dieu même, leur principe; q3

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