648 LA nEVUE SOCIALISTE der s111·r1uelle échelle cette sorte de propriètè collectiYe du sol denait cxish'l'. Il est èYident que ceci doit Yat·ier. nivant les qualités de tenains, k nombre iles as ·ociés, etc. Elle peut, pour débuter, ne s·appliqucl' qu'a une ferme ordinaire ,le quelques hectares, et s'étencl1·ejusqu'à comprendre toute une commune rm·ale. On sait que Foul'iC1·estimait que la superficie normale ,l'une exploitation agTicolc, assod,ie ,les industries ,le pr0mière neces ité qu'elle comvorte, et, disposant de tous les moyens mécaniques, d~uait èfre d'une lieue cance enYiron, senie par une population de 15 à 1.800 personnes clc tout ,lge et ,lC' tout sexe. Ce fut ce calcul qui lui donna l'iclée ,le son phalanstère. Le secon,l système, nous pn}sente un état cle p1•oprielé collectiw clu sol établi sur une plus µ-rancle échelle; il consisterait à attribuer toute la proprictè <lusol ai'ablc, prail'ies, etc., à l'0nsemble des associations ag1·icoles ,Je la nation et d'une confèdcration dC'nations 0L à cenll·aliscl' la haute dii·ection de l'exploitation le1Tilo1·iale cntl'e les mains 1l'uu conseil, nomme pa:r les clin>1•sesassociations cle culLiYatem·s. Il offrirait J'ayantage de mieux permettre cncore,qu'aH'c le p1·emier système, les gl'ands tJ-ayaux cle d0ssèchements, de clefrichement.s, clc canalisation et ,l'irrigation. C'est à cet état que ten- <laitP1·oudhon, lol'squ'eu 1848 il proposr1.cle décréter par une loi : que l01·squc, par l'accumulation cles annuités, lC'propPiélaire serait, renfré dans la valeur cle son immeuble augmentè 1l'une prime cle 20 OtO à titi·e ,l'in1lcmnité, la p1·opriétc 1it retou1· à la Société cenL1·ale1l'aµl'icultul'e cbaq.ree de centraliser l'exploitation du territoi1·eet rle pounoir, par la création de compagnies agricoles localrs, à l'o1·p:anisation de l'ag1·icultul'e. • Dans ce système, ou bien la 1·ente fonciè1·e serait abolie comme 1lans le précèdent, ou bien elle pom·rait être maintenue et pa,r<'e, non à l'État, ni à la commune, ni aux groupes irnlusti-iels, mais a l'ensemblr cles groupes agricoles, t·eprésentès pat• leur Const>ilcentrnl; la rente alors senil'ait à acquittC'r les frais de µ:estion de ce Conseil,ou peut-i>tl'e même à payer les grands trayaux d'utilité genérale cntrep1·is par le dit Conseil. Du 1·este, il est aisé ,le prèYoir que le premier :--ystéme.celui d<' la propriété foncière entre les mains d'assotiations inclépendantes, tench·ait peu à peu à établir entre ces ,liYerses associations toute une sc1·i0clïnslitutions, assurances mutuelles, èchange de serYices, entente pour le placement des produits et des producteurs, solidarité pom· les grands trayaux à entreprendre en commun, et aboutirait ainsi, finalement, à un état analogue à celui dans lequel le second système prétend entrer d'emblée. Mais c'est ici qu'intenienncnt les partisans d'une troisiéme sm-te de propriété collectiYe établie sur une échelle plus élevée que les
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